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QUESTION 327 -
Posée par Charlène OSSOLA, (CHAUMONT), le 23/09/2013

Est-ce dangereux pour l'environnement et pour nous en cas de fuite comme au Japon? Va-t-il être en Haute Marne ou dans la Meuse exactement? D'ici combien de temps sera-t-il opérationnel? Combien d'emplois vont-ils être créés?

Réponse du 18/11/2013,

Réponse apportée par l’Andra, maître d’ouvrage :

Concernant la sûreté de Cigéo

Cigéo n’est pas une centrale nucléaire mais un centre de stockage situé à 500 mètres de profondeur, qui sera peu vulnérable aux activités humaines comme aux catastrophes naturelles à l’inverse d’une centrale comme celle de Fukushima au Japon. L’objectif fondamental de Cigéo est de confiner la radioactivité des déchets sur de très longues échelles de temps. Tout est mis en œuvre pour qu’il n’y ait pas de dispersion incontrôlée de radioactivité qui puisse présenter un risque pour l’homme ou l’environnement, que ce soit pendant l’exploitation du Centre ou après sa fermeture. Tous les dangers potentiels d’origine interne (chute, collision, incendie, perte d’alimentation…) et externe (foudre, séisme, inondation…) qui pourraient remettre en cause la sûreté de l’installation sont identifiés en amont de la conception. Des mesures sont prises par l’Andra pour supprimer ces risques quand c’est possible, surveiller l’installation pendant toute son exploitation pour détecter très rapidement tout incident (surveillance radiologique, surveillance incendie…) et pour y remédier.

Si Cigéo est autorisé, de nombreuses mesures de surveillance seront mises en œuvre par l’Andra pour contrôler l’impact du Centre sur l’environnement. Cet impact restera bien inférieur aux normes réglementaires imposées par l’Autorité de sûreté nucléaire : une première évaluation, sur des hypothèses pessimistes, indique que l’impact radiologique du Centre serait de l’ordre de 0,01 millisievert (mSv) par an pendant son exploitation, soit très inférieur à la norme réglementaire (1 mSv par an) et à l’impact de la radioactivité naturelle (2,4 mSv par an en moyenne en France). Grâce aux mesures qui permettent de détecter des niveaux extrêmement faibles de radioactivité, le plan de surveillance de Cigéo permettra notamment de vérifier l’absence de contamination des nappes phréatiques.

Concernant l’implantation de Cigéo

Si Cigéo est autorisé, l’installation souterraine du stockage serait implantée au sud de la Meuse, à quelques kilomètres du Laboratoire souterrain de l’Andra, dans la couche d’argile étudiée depuis une vingtaine d’années. L’installation de surface dédiée à la réception, au contrôle et à la préparation des colis de déchets serait implantée dans une zone contiguë à la Meuse et à la Haute-Marne, située autour du Laboratoire. Cette zone pourrait être desservie par une voie ferrée si cette option est retenue. L’installation de surface dédiée aux travaux de creusement serait implantée à quelques kilomètres de distance, en Meuse, à la verticale de l’installation souterraine. Les localisations étudiées pour l’implantation des différentes installations de Cigéo sont localisées dans la synthèse du dossier du maître d’ouvrage (voir la carte page 9, http://www.debatpublic-cigeo.org/docs/smo/synthese-dmo-Andra-mars-2013.pdf).

Concernant la mise en service de Cigéo et le nombre d’emplois générés

La décision éventuelle de créer Cigéo reviendra à l’État après un long processus qui durera plusieurs années et qui démarrera lorsque l’Andra aura déposé la demande de création de Cigéo en 2015 conformément au calendrier fixé par la loi du 28 juin 2006. Ce processus comprendra notamment l’évaluation de la sûreté par l’Autorité de sûreté nucléaire, l’évaluation des recherches scientifiques par la Commission nationale d’évaluation, l’avis des collectivités territoriales, le vote d’une nouvelle loi fixant les conditions de réversibilité, la mise à jour de la demande de création de Cigéo par l’Andra suite à cette loi, et une enquête publique. Si Cigéo est autorisé, les travaux de construction pourraient débuter en 2019 pour une mise en service en 2025, sous réserve de l’autorisation de l’Autorité de sûreté nucléaire.

Sous réserve de son autorisation, entre 1 300 et 2 300 personnes travailleront à la construction des premières installations de Cigéo sur la période 2019-2025. Après la mise en service du Centre, entre 600 et 1 000 personnes travailleront pendant plus de 100 ans à la fois à son exploitation et sa construction (qui se poursuivra en parallèle). En plus de ces emplois directs implantés sur le site, l’activité générée entretiendra des emplois indirects, notamment auprès de fournisseurs ou prestataires de Lorraine et de Champagne-Ardenne et des emplois induits, répondant aux consommations courantes des salariés de Cigéo sur leur lieu de vie (achats, investissement en logement, etc). De plus, Cigéo contribuera au développement de l’activité des entreprises locales et, grâce à la garantie d’une activité sur plus d’un siècle, certaines entreprises feront très vraisemblablement la démarche de s’implanter localement, créant à leur tour une activité nouvelle sur le territoire.

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