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QUESTION 561 -
Posée par NC, le 22/11/2013

Question posée lors du débat contradictoire du 20 novembre 2013 - La gouvernance du projet :

L'Allemagne serait le lieu idéal : où est Asse déjà ?

Réponse du 05/12/2013,

Réponse apportée par l’Andra, maître d’ouvrage :

La mine de Asse est en Basse-Saxe, à 10 km au sud-est de Wolfenbüttel.

 

Réponse apportée par Bernard Laponche, polytechnicien, docteur ès sciences en physique des réacteurs nucléaires, docteur en économie de l'énergie, membre de l'association Global Chance (www.global-chance.org)  :

Rappelons les faits :

Le site de Asse, en Basse-Saxe, est une ancienne mine de sel dans laquelle 126 000 barils de déchets nucléaires ont été entreposés entre 1967 et 1978. Depuis des décennies, la mine souffre d’infiltrations d’eau. Des galeries s’effondrent, des barils seraient endommagés. Il y a risque de contamination de l’eau. Le Parlement allemand a voté une loi pour accélérer l’évacuation du site...

Rassurez-vous, la France n’a pas l’apanage de solutions dites sûres qui s’avèrent catastrophiques. Bien évidemment, lorsque le choix a été fait de stocker les déchets dans une ancienne mine de sel, cette solution a été présentée par les « spécialistes » allemands comme parfaitement sûre (ici aussi pour de très longues périodes). C’est raté !

Mais ce qu’a expliqué Madame Beate Kallenbach-Herbert, responsable « Ingénierie nucléaire et sûreté des installations » à l’Öko Institut, en Allemagne, pendant le débat du 20 novembre, ce n’est pas que les Allemands ne font pas eux aussi des erreurs grossières, mais qu’ils sont apparemment capables de le reconnaître. Et aussi, qu’ils savent organiser des débats publics dont ils tiennent compte dans leurs décisions politiques et surtout qu’il existe plusieurs instituts indépendants qui peuvent être consultés aussi bien par les autorités publiques que par des groupes d’opposants. C’est cela qui manque en France et qui a été souligné dans le débat. Tant que l’on ne reconnaîtra pas l’importance de la critique et de l’expertise indépendante, que l’on ne saura pas organiser de véritables débats publics sur le nucléaire et que les responsables politiques ignoreront ces débats, on aura vraiment du mal à traiter correctement la question des déchets comme, plus largement, celle de la politique nucléaire de la France.

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