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QUESTION 428 -
Posée par Bernard LAPONCHE, le 23/10/2013

Question posée lors du débat contradictoire du 9 octobre 2013 - Principes de précaution et réversibilité :

Dans le document de projet CIGEO, point 4.5, il est écrit : "la fermeture du stockage se fera de manière progressive".
Est-ce que cette phrase est bien annulée par l'engagement de l'Andra sur la récupérabiliité de tout colis pendant toute la période d'exploitation de cent ans au moins?

Réponse du 06/01/2014,

Réponse apportée par l’Andra, maître d’ouvrage :

Le stockage profond des déchets radioactifs est une installation destinée à être fermée définitivement pour limiter les charges supportées par les générations futures.

La fermeture du stockage sera réalisée de manière progressive, depuis la fermeture des alvéoles jusqu’au scellement des puits et des descenderies. Chaque étape de fermeture ajoute des dispositifs supplémentaires de sûreté « passive » et réduit la nécessité d’actions humaines pour contrôler la sûreté.

L’échelle de récupérabilité publiée par l’Agence pour l’énergie nucléaire de l’OCDE montre la progression de la sûreté passive du stockage au fur et à mesure des étapes de fermeture. Elle montre aussi que la récupération des colis de déchets sera de plus en plus complexe avec le franchissement de ces étapes, qui constitueront les décisions les plus marquantes au cours de l’exploitation de Cigéo. Cette échelle est présentée au chapitre 7.2 du dossier de présentation du projet (page 79 - http://www.debatpublic-cigeo.org/docs/dmo/chapitres/DMO-Andra-chapitre-7.pdf).

Un planning de référence des étapes de fermeture sera fixé dans le cadre de l’autorisation de création de Cigéo. Il donnera une visibilité à l’ensemble des acteurs sur le calendrier de décision. Ce planning pourra être modifié au cours de l’exploitation, la conception de Cigéo permettant de temporiser chaque étape de fermeture. Chaque étape de fermeture du stockage devra faire l’objet d’une autorisation spécifique.

 

Réponse apportée par Monique Sené, physicienne nucléaire, chercheuse au CNRS, vice-présidente du comité consultatif de l'ANCCLI :

Effectivement il y a une contradiction : après la fermeture, il ne sera plus question de revenir ou bien ce seront des fermetures provisoires. Mais l’ANDRA admet que la récupérabilité des premiers colis ne sera pas possible sur 100 ans.

D’ailleurs aura-t-on des capteurs (même en les changeant) capables d’un fonctionnement sur des temps si longs ? et pourra-t-on changer une technique si on s’est trompé ?

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