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QUESTION 982 - radioactivité accidentelle: qui sera responsable?
Posée par Bernard GUILLOUX [CITOYEN FRANÇAIS], (RENNES), le 15/12/2013

Dans quelques centaines d'années quels sont les risques en cas de perte de confinement ?. En cas de problème, pourquoi une solution technique n'est elle pas envisageable afin de récupérer ce qui aura été stocké ? Une industrie qui génère et stocke des déchets aussi nocifs pour des milliers d'années est ce raisonnable ?

Réponse du 28/01/2014,

Réponse apportée par l’Andra, maître d’ouvrage :

L’objectif du stockage profond est de protéger à très long terme l’homme et l’environnement de la dangerosité des déchets les plus radioactifs. La sûreté à très long terme du stockage doit être assurée de manière passive, sans dépendre d’actions humaines. Cela repose notamment sur le choix du milieu géologique et sur la conception du stockage. Cette solution reste sûre à long terme, même en cas d’oubli du site, contrairement à l’entreposage.

Conformément au principe de défense en profondeur, l’Andra identifie en amont de la conception les dangers potentiels d’origine interne (chute, collision, incendie, perte d’alimentation…) et externe (foudre, séisme, inondation…) qui pourraient remettre en cause la sûreté de l’installation. Des mesures sont prises par l’Andra pour supprimer ces risques quand c’est possible, surveiller l’installation pendant toute son exploitation pour détecter très rapidement tout incident (surveillance radiologique, surveillance incendie…) et pour y remédier. Par précaution, l’Andra envisage cependant des scénarios accidentels et prévoit un ensemble de dispositions techniques complémentaires et redondantes pour prévenir toute dispersion de radioactivité et limiter les conséquences éventuelles de telles situations. L’évaluation réalisée par l’Andra, à ce stade de la conception, de l’impact des scénarios accidentels, que ce soit en exploitation ou après fermeture, montre que leurs conséquences sur l’environnement resteraient très limitées. Ainsi en situation dégradée (intrusion humaine, défaut d’un composant du stockage…), les études montrent que l’impact du stockage resterait inférieur à 0,25 millisievert.

Enfin, la sûreté de l’installation doit être acquise indépendamment de la réversibilité. Si un accident devait survenir, l’installation sera mise en sécurité par la pose rapide d’équipements provisoires (ventilation, barrière de confinement…) et non par une opération de retrait de colis. Une fois la mise en sécurité réalisée, l’exploitant examinera les dispositions à mettre en œuvre pour reprendre l’exploitation normale en tout sûreté. Le maintien en stockage de colis, même endommagés, ou leur retrait éventuel pourra être décidé sans caractère d’urgence. S’il était décidé de retirer un grand nombre de colis du stockage, des installations spécifiques seraient alors à construire en surface pour les gérer (pour leur entreposage, leur réexpédition, leur traitement…). Toute opération notable de retrait de colis de déchets devra faire l’objet d’une autorisation spécifique.

Pour plus d’informations sur les propositions de l’Andra en matière de réversibilité : http://www.cigéo.com/images/cigeo/site/pdf/499.pdf

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