Réunions

< RETOUR

QUESTION 915 - Conséquences dans le pire des cas
Posée par Bertrand KURTZEMANN [L'organisme que vous représentez (option)], (MOULINS-LES-METZ), le 15/12/2013

Lors de tous les débats et dans toutes les lectures concernant ce sujet, je ne me suis pas senti informé sur les conséquences du scénario le pire envisageable. Sachant que le risque zéro n'existe pas, pourriez-vous nous dresser un tableau du scénario le pire envisageable ??

Réponse du 13/01/2014,

Réponse apportée par l’Andra, maître d’ouvrage :
 
Conformément au principe de défense en profondeur, l’Andra identifie en amont de la conception les dangers potentiels d’origine interne (chute, collision, incendie, perte d’alimentation…) et externe (foudre, séisme, inondation…) qui pourraient remettre en cause la sûreté de l’installation. Des mesures sont prises par l’Andra pour supprimer ces risques quand c’est possible, surveiller l’installation pendant toute son exploitation pour détecter très rapidement tout incident (surveillance radiologique, surveillance incendie…) et pour y remédier. Par précaution, l’Andra envisage cependant des scénarios accidentels et prévoit un ensemble de dispositions techniques complémentaires et redondantes pour prévenir toute dispersion de radioactivité et limiter les conséquences éventuelles de telles situations. L’évaluation réalisée par l’Andra, à ce stade de la conception, de l’impact des scénarios accidentels, que ce soit en exploitation ou après fermeture, montre que leurs conséquences sur l’environnement resteraient très limitées.
 
Au stade actuel de la conception et de l’analyse des risques, les accidents les plus significatifs qui pourraient conduire à une dispersion de la radioactivité sont la chute d’un colis de déchets, une collision ou un départ de feu sur un engin de transfert transportant un colis.  Cela s’explique par la nature des activités nucléaires de Cigéo qui sont principalement de la manipulation de colis de déchets. 
 
Ainsi, la situation la pire en termes de conséquences proviendrait de l’accumulation des nombreuses défaillances successives suivantes :

  • un départ de feu malgré la minimisation des matériaux inflammables dans l’installation,
  • une détection tardive du fait d’une défaillance du réseau de surveillance,
  • un système d’extinction inopérant,
  • une intervention des pompiers retardée ou empêchée, malgré la présence d’engins de secours disposés dans l’installation,
  • la perte de confinement d’un colis de déchets malgré la protection apportée par le conteneur de stockage.

Ceci engendrerait alors un rejet incontrôlé de particules radioactives à l’extérieur de Cigéo. L’évaluation réalisée, à ce stade de la conception, de l’impact d’un tel scénario hautement improbable montre que ses conséquences resteraient limitées, et nettement en deçà du seuil réglementaire qui impose la mise à l’abri des populations (10 millisieverts).

Commentez




Le débat s'est terminé le 15 décembre 2013, cette fonctionnalité n'est plus active







J'ai pris connaissance de la charte de modération
Je souhaite recevoir par e-mail la lettre d'information du débat