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Avant-propos



Edito

Edito

AVANT-PROPOS

C’est un projet inhabituel, et donc forcément innovant, que Réseau
ferré de France, en tant que maître d’ouvrage, présente aujourd’hui au débat public : une ligne à grande vitesse (LGV) Paris – Orléans – Clermont-Ferrand – Lyon.

Inhabituel par sa taille, en premier lieu : plus de 500 km de voies, 5 régions, 15 départements et 17 millions d’habitants directement concernés. Une telle infrastructure serait un nouveau vecteur de mobilité à l’échelle des territoires traversés, mais aussi à l’échelle nationale et même européenne.
Inhabituel aussi par son objet : ce projet repose en effet sur 2 piliers indissociables, desservir le grand centre de la France par la grande vitesse ferroviaire d’une part, doubler la LGV Paris – Lyon existante en voie de saturation d’autre part. Toute l’ambition de ce projet est de cumuler les avantages en mutualisant les coûts. Réseau ferré de France a ainsi eu à coeur, dans ses études, de toujours faire émerger le meilleur équilibre entre des mobilités de natures différentes mais complémentaires : les 4 scénarios
proposés au débat public répondent tous aux enjeux de ces
2 piliers.

Inhabituel par sa nature : c’est la première fois que la question du doublement d’une ligne à grande vitesse est posée. Ceci témoigne de la réussite du modèle français de la grande vitesse, mais ouvre une nouvelle ère de questionnements techniques, économiques, sociaux, environnementaux, dont Réseau ferré de France sait que le débat public se saisira.

Cette originalité ne fait pas du projet Paris – Orléans – Clermont-Ferrand – Lyon un objet à part : au contraire, il serait un nouveau maillon essentiel du réseau ferré national. Il serait évidemment un axe structurant pour le réseau à grande vitesse, en créant de nouvelles capacités pour l’augmentation des trafics inscrite dans les objectifs du Grenelle de l’environnement. Il serait également
articulé très étroitement avec le réseau existant, et justifierait complémentairement la démarche de rénovation de ce dernier conduite par Réseau ferré de France depuis 2008. C’est ainsi toute une politique d’aménagement et d’irrigation des territoires les moins denses qui serait permise par la diffusion de la grande
vitesse. Dans les territoires plus denses, cette articulation avec le réseau existant permettrait de créer de nouveaux services de trains régionaux (RER C en Ile-de-France en particulier). Le projet Paris – Orléans – Clermont-Ferrand – Lyon dépasse donc de loin la seule problématique « grande vitesse » : il se dessine comme un projet au service des territoires dans leur ensemble, pour les déplacements professionnels et de loisirs, pour les longues et les courtes distances, pour les trains du quotidien et les trains à grande
vitesse.

Le projet Paris – Orléans – Clermont-Ferrand – Lyon est inscrit dans la loi Grenelle I. Pour Réseau ferré de France, ce n’est pas qu’une référence législative, c’est un esprit qui inspire la conduite du projet. Naturellement, c’est la prise en compte, dès que possible, de l’ensemble des enjeux humains, sociaux, agricoles, environnementaux, technologiques… afférents à l’infrastructure envisagée. Mais c’est également un dispositif de concertation le
plus large possible, mis en place dans le cadre des études préalables au débat public, et auquel le débat public va offrir un nouveau cadre d’expression.

Réseau ferré de France attend en effet beaucoup du débat qui s’ouvre, et qui permettra à tous les acteurs de s’informer, de s’exprimer, de dialoguer pour finalement enrichir le projet. Nous serons à l’écoute de tous pendant ce débat : ce dernier n’est que le début d’une démarche constructive, à laquelle tout citoyen peut ainsi apporter sa contribution, pour éclairer notre décision sur les suites à donner au projet et le choix d’un scénario.

Hubert du Mesnil,

Président de Réseau ferré de France