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AVIS
Contribution finale de la FNAUT IdF
par Yves BOUTRY, FNAUT ILE DE FRANCE (PARIS), 03/02/2012
Monsieur le Président de la Commission particulière du débat public LNPN,

Puisqu'arrive l'heure des conclusions, je voudrais, au nom de la FNAUT Ile de France, faire part de nos commentaires et de nos évolutions relatives au fort intéressant débat public que vous avez dirigé.

En effet, aussi bien les commentaires reçus à la lecture de notre cahier d'acteur, les réponses reçues à nos questions ainsi que les nombreux contacts dont le débat à été l'opportunité, nous incitent aujourd'hui à résumer et repréciser notre position face à la problématique de la ligne nouvelle Paris Normandie en Ile de France.

Pour des raisons de probables difficultés de financement, et tout en actant le principe d'une ligne nouvelle entre Paris et Mantes, nous continuons de préconiser de limiter la longueur des infrastructures totalement nouvelles, surtout si elles comportent de grande longueur de tunnel car nous savons que, les normes de sécurité aidant, les coûts peuvent y être dissuasifs et hors de portée des finançeurs, et y compris des voyageurs.
En conséquence, nous recommandons une nouvelle fois de pouvoir réutiliser, à chaque fois qu'il est possible, des infrastructures ferroviaires existantes, peu ou inemployées. Ceci nécessite de prendre toutes les précautions environnementales qu'il sera nécessaire pour que la nouvelle situation ne dégrade significativement ni l'environnement, ni l'ambiance sonore d'éventuels riverains. Notre document, annexé au cahier d'acteur, relatif à la gare commune de Nanterre La Folie, relève complétement de cette philosophie.

Ceci dit, il nous semble néanmoins indispensable que, pour la robustesse de l'exploitation conjointe des trains normands et des circulations EOLE, les voies des uns et des autres ne s'enchevêtrent pas, sauf au niveau des gares communes, bien entendu. Cette non mixité apporte en outre la possibilité de répondre à la lourde problématique de l'amélioration des dessertes d'EOLE dans la boucle de Montesson. Elle rend donc possible la desserte des gares de Sartouville, Houilles, voire Maisons-Laffitte par des missions EOLE ou d'autres trains qui utiliseraient les voies du groupe V entre Nanterre et Achères. La FNAUT IdF approuve cette démarche.

Aussi, après avoir d'abord préconisé une mixité des circulations sur les voies du groupe V entre Nanterre et Achères (qui constituait la phase 1 de notre cahier d'acteur), nous en venons ainsi aujourd'hui à demander la réalisation d'un parcours en tunnel pour les trains normands de telle sorte qu'ils libérent les voies du groupe V entre Nanterre et Achères. Au delà, nous continuons à préconiser un tracé de la LNPN en tranchée couverte aux franges de Poissy puis un jumelage avec l'autoroute A13 jusqu'à Mantes. Le plan joint à ce document précise les tracés respectifs de la LNPN et des voies empruntées par les trains EOLE.

La trémie d'entrée du tunnel précité serait localisé à Carrières sur Seine, juste après un nouveau pont à construire sur la Seine, et la sortie déboucherait dans les emprises RFN d'Achères, sans coûteuse station souterraine, ni monstrueuses bifurcations enterrées. Il devrait à notre avis bénéficier de la plus haute priorité car sa mise en exploitation bénéficiera non seulement aux futures circulations de la LNPN, mais au délà, à toutes les circulations ferroviaires du secteur. Ce tunnel, d'une longueur limitée à 7 km améliorera grandement les services offerts aux voyageurs et constituait d'ailleurs l'ossature de la phase 2 de notre cahier d'acteur.

Aujourd'hui, la FNAUT Ile de France verrait d'un très bon oeil que le maitre d'ouvrage se dirige directement vers une solution du type de celle que nous préconisions dans notre phase 2, c'est à dire, en partant de Paris vers Mantes, de l'usage par les trains de la LNPN des voies de l'ex groupe V entre Paris Saint Lazare et Nanterre, d'une gare en rebroussement sise à La Folie pour 1 train sur 3 ou 4, d'un nouveau pont sur la Seine puis du tunnel de 7km jusqu'à Achéres et enfin, de la voie nouvelle au delà jusqu'à Mantes et son contournement.

Nous pensons que la réalisation de ces infrastructures dédiées, simples, permettrait d'éviter une phase de mixité forcément imparfaite, serait beaucoup moins onéreuse et surtout beaucoup plus rapide à mettre en service que ce qui est attendu des très longs tunnels et stations souterraines envisagés aujourd'hui dans le dossier présenté par RFF. Les voyageurs normands qui ont vu leurs temps de trajet s'allonger et la régularité baisser depuis les années 1970, apprécieront à leur juste valeur tout amélioration rapide de leurs conditions de déplacement, même si ils ne bénéficient pas d'un ''super temps'' de parcours et du ''super prix'' afférent pour voyager.

La FNAUT Ile de France remercie tous les acteurs du débat, commission, maitre d'ouvrage, expert, associatifs, usagers...et espère des réponses pour un projet ferroviaire réaliste et faisable.

Cordialement

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