Introduire le débat public sur le projet « centre Ivry Paris XIII : projet de valorisation organique et énergétique des ordures ménagères » n’est pas une incitation au « produire moins ».
Dans le projet du Syctom cet aspect là n’apparait pas assez à notre avis. Une politique volontariste de réduction des déchets telle qu’affichée par la directive cadre européenne, le Grenelle de l’environnement ou le Plan Régional d’élimination des déchets (PREDMA) ne semble pas avoir été suffisamment prise en compte.
Dans le cadre de la semaine des déchets, la CLCV organise des actions pour sensibiliser les consommateurs aux emballages souvent inutiles. Décompte tes déchets : ainsi il est proposé à la sortie de grandes surfaces de supprimer cartons et plastiques superflus en les mettant dans un autre charriot. La stupéfaction est toujours grande devant le résultat. Une autre action Chariot gachis consiste à choisir des produits identiques mais en conditionnement différents. A la sortie une comparaison de prix et de volume des emballages est fait. Là aussi la prise de conscience se fait…
Actions à répéter pour une sensibilisation permanente.
Les emballages et suremballages sont à combattre. Influer sur les fabricants et industriels ainsi que sur ECO EMBALLAGES n’est pas en notre pouvoir… Il faudra une prise de conscience des consommateurs, pour que ce soit une mobilisation générale qui oblige un autre mode de présentation des objets.
La sensibilisation au tri doit être menée plus efficacement.
Les ambassadeurs du tri avaient pour tâche d’expliquer le pourquoi du tri et comment le faire.. Ces postes ont été supprimés dans beaucoup de villes. Dommage car le relâchement des usagers quant au geste de trier est palpable !
ECO EMBALLAGES lors d’une séance de débat public a affirmé être prêt à financer des postes de ces ambassadeurs.
La CLCV demande donc aux maires concernés par le projet de créer ces postes d’ambassadeurs du tri.
Un exemple intéressant : La ville de Cannes par exemple, a décidé de former les gardiens d’immeubles à la pratique du tri avec l’appui des professionnels de l’immobilier, son syndicat de traitement des ordures ménagères le SIVADES et le centre de formation Estrella. Depuis 2008, 150 gardiens sont désormais incollables sur les consignes de tri de leur commune grâce à quelques jours de formation et des visites de terrains (centre de traitement de déchets). L’intérêt est bien sûr de diffuser les consignes de tri au plus près des habitants via les gardiens. « Notre partenaire à Cannes, le Sivades, a réalisé une étude pré et post-formation qui est très encourageante puisqu’en moyenne le volume de déchets triés a augmenté d’environ 6 à 8% après la formation », explique Benoit Jarry de la société Estrella. « La qualité du tri s’est elle aussi améliorée, ce qui signifie que le message délivré aux gardiens sur les gestes de tri et sur le relais de l’information auprès des résidants fonctionne parfaitement », ajoute-t-il.
Forte de ce succès, la société de formation s’apprête à former les gardiens de Nice, Marseille, Le Mans, Chartres et Paris. Ainsi plus de 1.500 gardiens parisiens seront formés en un peu plus d’un an en partenariat avec le Syctom et la Direction de la collecte et de l’eau de la mairie de Paris. « Nous adaptons notre formation au type de tri mis en place dans chaque commune, ce qui est d’ailleurs un véritable casse-tête pour nous », précise Benoit Jarry.
Une chose qui peut être faite immédiatement c’est l’affichage dans les locaux vide-ordures et sur les containers… les usagers nous disent ne pas savoir ce qu’ils doivent faire des barquettes qui servent à emballer les aliments ainsi que les plastiques rigides ou souples qui entourent beaucoup d’achats.
Nous demandons au Syctom que ces affichettes soient revues pour permettre un tri plus
facile et plus efficace…
Par ailleurs les efforts de pédagogie auprès des scolaires ne sont pas assez systématiques. Un rappel aux écoles de la possibilité de visites du centre de tri peut aider à la sensibilisation
En France depuis le Grenelle de l’environnement des initiatives se multiplient à Lorient, à Angers , Lille, Rennes et certains quartiers de Paris par exemple. On ne peut que se réjouir et œuvrer pour qu’elles ne restent pas des cas isolés.
Pour collecter un maximum de déchets, l’ensemble des 90.000 foyers de l’agglomération de Lorient, même les habitats collectifs, ont été équipés de « bio-seaux » à installer dans les cuisines, de sacs biodégradables et de conteneurs spécifiques pour les bio déchets. La taille des conteneurs pour les ordures résiduelles a parallèlement été réduite pour inciter au tri. La collecte a officiellement débuté en 2003 et depuis les résultats sont au rendez-vous : « depuis deux ans les volumes collectés augmentent de 7 à 8% par an et nous avons récupéré en 2008, 7.000 tonnes de bio déchets soit 38 kg/hab/an », explique Olivier Catalogne
Côté qualité, l’agglomération est également satisfaite car le taux d’indésirable est faible : entre 1 et 6% du poids selon les quartiers. De plus, il n’y a pas eu un transfert trop important des déchets verts habituellement déposés en déchetterie vers les bio déchets. Les déchets de cuisine représentent 60% des bio déchets.
http://www.actu-environnement.com/ae/news/tri_biodechets_lorient_6644.php4
http://www.actu-environnement.com/ae/news/gestion_dechet_immeuble_8135.php4
A la question posée lors d’un débat public : « la directive cadre 2008 de l’UE demande une collecte séparée des bio déchets en vue de leur compostage. Pourquoi cette option a-t-elle été écartée par le SYCTOM au profit d’un tri mécano biologique industriel ? » le SYCTOM a répondu :
« L’option n’a pas été écartée puisque le SYCTOM souhaite encourager la collecte de bio déchets auprès des collectivités adhérentes (ce sont ces collectivités qui exercent la compétence collecte et qui ont donc la possibilité de mettre en œuvre une telle collecte séparative ;)… Cependant, en raison du tissu urbain dense, la collecte séparée des bio-déchets sur le territoire du SYCYOM apparait difficilement réalisable à grande échelle et à court terme… »
ALORS QUELLE VILLE D’ILE DE FRANCE SE LANCERAIT DANS UNE EXPERIENCE ANALOGUE A CELLE QUI EST RELATEE CI-DESSOUS ???
A Curitiba au Brésil depuis 1989, 2 programmes ont été lancés ; « lixo qui nao é lixo » « les déchets ne sont pas des déchets » et « Cambio vert » « échange vert ».
La Municipalité récompense toute personne qui lui apporte des ordures ou la fraction organique a été séparée du reste des déchets. Deux fois par semaine, des camions sillonnent la ville et réceptionnent les paquets de papier, de verre ou de plastiques préparés par les habitants. En échange de 4 kg d’ordures triées, on peut recevoir 1 kg de légumes frais ou encore un ticket de bus ou d’opéra. Les enfants reçoivent du matériel scolaire, des friandises à Pâques et des jeux à Noël.
Ne croyez pas qu’il s’agit d’une toute petite ville. Curitiba compte plus d’ 1780 000 habitants (CURITIBA : capitale écologique du Brésil, vous pouvez consulter sur internet http://www.ippuc.org.br/).
Lorsqu’on circule dans les rues, on est effaré par tout ce qui se jette mais qui pourrait encore servir.
Le service des mairies qui ramasse les encombrants porte-t-il aux associations qui récupèrent, retapent parfois, et revendent tous les objets qui peuvent être vendus à bas prix ? Il est certain que c’est lors du ramassage qu’une sélection doit être faite. Il ne semble pas qu’actuellement le ramassage avec les gros engins se préoccupe de l’état de ce qu’il ramasse et ce qui est en bon état reçoit certainement le même sort que les encombrants inutilisables au premier coup d’œil.
Dans une période de crise où l’on prêche l’économie et le soutien aux personnes en état de précarité, la filière de la 2ème vie aux choses doit être encouragée et le tonnage diminuera si on organise la collecte et le tri spécifique vers une organisation du type « ressourcerie ».
Des conventions avec des associations spécialisées (genre Emmaüs) ou des établissements d’enseignement technique pour remettre en état les objets peuvent être passées par les Municipalités.
La CLCV regrette que le Maitre d’Ouvrage propose une solution sans variante.
La CLCV estime que la transparence financière doit être de mise et que la rigueur ne peut être négligée.
Si vous n’avez pas lu « Déchets ménagers » de Dany Dietmann, faites- le. Vous apprenez là, d’une façon simple tous les enjeux autour de l’incinération.
Association Consommation Logement, Cadre de vie (CLCV)
-Fédération Val de marne : 1, Rue François Mauriac CRETEIL, valdemarne@clcv.org
-Union Locale Ivry : 19 rue Pasteur IVRY SUR SEINE
-Union Régionale IDF : 26, rue Bertillon 75014 PARIS, 0811953041 (pris d’un appel local), clcv.ur.idf@gmail.com
Créée en 1952, voulue et maintenue indépendante de toute influence, politique ou religieuse, la CLCV intervient, au niveau national et local, sur tout ce qui concerne la défense des consommateurs (agrément en 1975), la représentation des locataires (agrément en 1982), l’éducation complémentaire de l’enseignement public (agrément 1996).
La CLCV c’est 400 associations locales, 50000 heures par an d’accueil, d’écoute et d’information des consommateurs et usagers.
Reconnue au plan national, la CLCV est aussi un membre influent du Bureau Européen des Unions de Consommateurs (depuis 1991) et de Consumers International (depuis 1994). La CLCV est particulièrement active dans tous les secteurs qui intéressent la vie quotidienne des consommateurs notamment le cadre de vie. Elle participe aux réunions de concertation sur le centre des déchets d’ Ivry Paris XIII.
Après vérification, il s’avère que les Amis de la Terre Paris ont effectivement organisé une action dénommée « d’art en arbres » avec un appui du Syctom qui a consisté non pas en une aide financière mais… un don de déchets (papiers et cartons). Et encore, il a fallu que nous allions les chercher nous même sur place. Nous comptons d’ailleurs évidemment les renvoyer au Syctom pour recyclage dès la fin de l’exposition.
Cet « appui » du Syctom est donc plutôt cocasse et franchement « chiche ».
Cette action de prévention à l’initiative des Amis de la Terre et de l’association « Résistance à l’Agression Publicitaire (RAP) » pour dénoncer les dégâts occasionnés aux forêts à cause des imprimés publicitaires est un bon exemple de campagne de sensibilisation du consommateur. Pour plus d’informations, voir : http://www.amisdelaterre.org/Monoculture-d-arbres-et-publicite.html
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Les extraits vidéo complets, les présentations des intervenants, le verbatim de la réunion et sa synthèse, sont disponibles ICI.
Parmi les faits marquants de la réunion qui nous invitent à poursuivre le débat en ligne, nous pouvons citer Francis Chalot, consultant en prévention des déchets, qui rappelle qu’une multitude d’actions est possible pour réduire la quantité de déchets, et qu’elles impliquent un grand nombre d’acteurs: citoyens, industriels, grande distribution, organismes de recyclage, collectivités locales, etc. Les efforts de chacun d’entre eux sont salués, mais le public continue de s’interroger sur les raisons qui pourraient les empêcher d’aller plus loin. On peut citer pour exemple la question de Chantal Duchene, adjointe au maire d’Ivry, adressée aux industriels: pourquoi ne pas indiquer sur l’emballage la poubelle à laquelle un produit est destiné ?
Question de Chantal Duchene
Le débat s’inscrit de manière plus spécifique en Ile-de-France. Il est donc l’occasion de nous interroger sur l’ambition des politiques de prévention, d’amélioration du tri et du recyclage en région Parisienne, ce qui faisait l’objet de la seconde table ronde. A ce sujet, nous pouvons mettre en perspective l’intervention de Dider Dely qui présente les actions menées à Paris et celle de Mathieu Hestin qui introduit le cas, considéré comme exemplaire, de la ville de Vienne. Quelles politiques de prévention pouvons-nous mener en Ile-de-France ?
L’exemple de Vienne (Autriche): Mathieu HESTIN – BIO Intelligence service
Didier DELY – Ville de Paris
Enfin, nous pouvons rappeler que la réunion thématique avait pour objectif d’apporter un éclairage sur les politiques de prévention, et d’évaluer leur impact sur le projet du SYCTOM. Quel sera l’impact de ces politiques de prévention sur le volume de déchets à traiter en 2020, 2030 et 2040 ? Comment les prendre en compte dans le dimensionnement du nouveau centre de traitement qui a soumis au débat ? Telles étaient les interrogations relayées auprès du SYCTOM en fin de réunion. Continuons à en débattre sur ce blog.
Questions des internautes et de la Commission relayées auprès du SYCTOM
]]>Question de Annelaure Wittmann, des Amis de la Terre, réunion du 22 septembre
Nous pouvons nous étonner, comme nous y invite Christine G., des volumes relativement faibles de recyclage que le SYCTOM prévoit dans son projet.
J. Adamczewski (Amis de la Terre), benoît et Frank s’interrogent sur le rapports qu’entretiennent incinération et prévention. Pourquoi brûler le contenu des poubelles noires sans les trier, alors que la majorité des citoyens y jettent des matériaux recyclables (plastiques, journaux, cartons, verre, piles…)? N’y a t-il pas des intérêts économiques contradictoires entre la prévention et le recyclage des déchets et la filière incinération (parfois qualifiée d’aspirateur à déchets) qui nécessite un volume minimal de déchets pour fonctionner et être rentable ? Est-ce que les incinérateurs du SYCTOM brûlent parfois des papiers et cartons issus de collecte sélective, dans quelle quantité et avec quel impact sur le rendement énergétique de l’incinérateur ? Qu’en sera-t-il pour le nouveau centre ?
« La prévention et le recyclage sont-ils suffisamment développés ? »
Elle traitera prioritairement des effets des actions de réduction du volume des déchets et d’amélioration quantitative et qualitative du tri sur le gisement de déchets du Syctom. Le programme de la réunion est détaillé en fin d’article.
Vous êtes invités dès aujourd’hui à poser les questions que vous souhaiteriez voir aborder au cours de cette réunion. Pour cela, il suffit de laisser un commentaire à cet article. Un temps vous est consacré au début de la réunion: la CPDP relaiera vos questions et commentaires.
Lieu de la réunion: Salle Mas (Paris XIII), 10/18, rue des Terres au Curé – 75013 Paris
Métro Olympiades (ligne 14) ou Porte d’Ivry (ligne 7, tramway T3)
Horaires: 20h00-23h00
Cette réunion sera diffusée en direct sur Internet, à partir de notre page d’accueil.
Plan d’accès
Agrandir le plan
Programme détaillé
CPDP, Présentation du débat public (20 mn)
Définitions des différentes composantes de la prévention des déchets: Francis CHALOT – consultant en prévention des déchets (10 mn)
Les questions posées par les internautes
Réactions du public (10 mn)
1ère table ronde - Quelles actions des industriels, des distributeurs, des consommateurs pour faire progresser la prévention, le réemploi et le tri des déchets ?
Quelle doit-être l’implication des différents acteurs tout au long de la chaine, de l’industriel au responsable de la filière de recyclage, sans oublier le consommateur ? Comment réduire la production des déchets ménagers à l’échelle des grandes métropoles ? Comment favoriser le réemploi des objets ? Comment améliorer les performances de la collecte sélective ? Quels résultats peuvent-être attendus ? Quels sont les freins à lever ? Quel est le coût des actions à entreprendre ? Quel pourrait être leur impact en termes d’emplois ?
La grande distribution: Delphine STROH – Carrefour (7 mn)
Les consommateurs: Delphine TOMBAL – FNE (7mn)
Les éco-organismes: Jean DEVISME – Eco-emballage, délégation régionale (7 mn)
Echanges avec la salle (30 mn)
2ème table ronde - Comment les collectivités vont-elles contribuer à la réduction des déchets à la source et l’amélioration des performances du recyclage dans les années à venir ? Quelles conséquences pour le traitement des déchets de l’agglomération parisienne ?
Comment réduire la production des déchets ménagers à l’échelle des grandes métropoles ? Quelles sont les voies de progrès et les actions envisagées par les collectivités pour favoriser la réduction à la source des déchets et l’amélioration de la qualité de la collecte sélective ? Quelle mesure des résultats et quel partage d’expérience ? Quels gains potentiels de développement à l’horizon 2020 et au-delà ?
L’exemple de Vienne (Autriche): Mathieu HESTIN – BIO Intelligence service (7 mn)
Hervé PERNIN – Ademe, Délégation régionale (7 mn)
Didier DELY – Ville de Paris (7 mn)
Quelles conséquences pour le traitement des déchets de l’agglomération parisienne ?
Syctom (10 mn)
Echanges avec la salle (60 mn)
Questions : Va-t-on recommencer les mêmes erreurs à Ivry ?
Le Grenelle de l’environnement et les pouvoirs publics souhaitent réduire les déchets dans les années à venir.
Quelles sont les prévisions de collectes dans le bassin versant en 2020, 2030 et 2040 ?
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