Vous êtes ici

Question n°49

Associer les acteurs locaux

Ajouté par Mélanie TROGOFF (Montivilliers), le
[Origine : Site internet]

Bonjour,

Vous avez fait plein d'études et identifié plein d'impacts et de mesures.

Il y a sur le terrain plein d'associations, d'acteurs, qui connaissent le milieu : comment les avez-vous associés et comment les associerez-vous pour les prochaines étapes du projet ?

Le parc naturel marin collabore-t-il avec vous ?

Vous parlez d'un groupement d'intérêt scientifique : qui en fera partie ?

Merci de vos réponses.

Date de la réponse:
Réponse de Eoliennes en mer Dieppe - Le Tréport (maître d'ouvrage), le
Réponse:

Bonjour,

Les acteurs locaux, dont le Parc naturel marin (PNM) et les associations, qui connaissent bien le milieu ont été et seront associés aux études. En effet, le projet de parc éolien de Dieppe – Le Tréport fait l’objet d’une instance de concertation et de suivi, placée sous l’égide des Préfets de région et du Préfet maritime. Cette instance de concertation est organisée en plusieurs groupes de travail dont notamment les groupes « Environnement » et « Ressources halieutiques ». Ces groupes de travail sont composés de représentants des services de l’Etat, de collectivités locales, du PNM et d’associations. Ils ont été en charge de la validation des protocoles d’études environnementales présentés par le maître d’ouvrage. Certaines associations, comme la Ligue de Protection des Oiseaux Haute-Normandie (LPO HN) ont également été chargées de mener directement des études in situ. (i.e : Observations depuis la côte). Le maître d’ouvrage veillera à continuer d’associer les acteurs environnementaux, en particulier les associations locales en intégrant leur connaissance du milieu et en les faisant participer, le cas échéant, à la réalisation des études et des suivis.

Quelques associations présentes aux GT Environnement :

·        Haute-Normandie Nature Environnement (HNNE)

·        Ecologie Pour Le Havre (EPLH)

·        Groupe Ornithologique Normand (GONm)

·        Picardie Nature

·        Groupe d’Etudes des Milieux Estuariens et Littoraux (GEMEL)

·        Le Centre d'Hébergement et d'Etudes sur la Nature et l'Environnement (CHENE)

Certains établissements publics sont également présents, comme Agence des Aires Marines Protégées (AAMP).

A noter également la présence du Parc Naturel Marin des estuaires picards et de la mer d’Opale. L’objectif d’un PNM est de connaitre et protéger le milieu marin tout en développant de façon raisonnée les activités humaines.

La zone propice retenue par l’Etat en 2011 est en partie située à l'intérieur du périmètre du Parc Naturel Marin (PNM) des estuaires Picards et Mer d’Opale créé le 11 décembre 2012. Après discussion avec l’Agence des Aires Marines Protégées et de nombreux membres du conseil de gestion du PNM, le consortium propose d’implanter son projet dans cette partie de la zone propice.

En effet, un parc naturel marin n'interdit aucun usage, mais vise à promouvoir l'excellence environnementale et le développement durable sur son territoire. Les activités pouvant avoir un effet notable sur l’environnement du parc naturel marin peuvent être soumises à l’avis conforme du conseil de gestion. Les autorisations de projet de développement d’énergies renouvelables en mer y seront soumises.

Dans cette étape d’étude, de débat et d’élaboration du projet, le maître d’ouvrage s’emploie à respecter   les orientations du plan de gestion du Parc National Marin (comme par exemple : connaissance et suivi du milieu naturel, protection des écosystèmes et du patrimoine sous-marin avec l’évitement des milieux d’intérêt et des épaves et de nombreuses mesures mises en place, gestion partenariale avec la création du Groupement d’Intérêt Scientifique,…).

Le maître d’ouvrage a proposé la création d’un groupement d’intérêt scientifique (GIS) éolien en mer. Réunissant des acteurs du monde maritime, des associations environnementales et des experts scientifiques, sa vocation serait de coordonner le suivi des études, améliorer la connaissance socio-économique des sites, étudier la pertinence et la faisabilité de certaines mesures de compensation, constituer le support de diffusion et de vulgarisation des travaux et participer à la réalisation des projets de recherche et développement liés aux impacts potentiels sur l’environnement.

La composition du GIS sera précisée à sa création, prévue fin 2018, avant le début de la construction du parc et aura vocation à durer jusqu’au démantèlement du parc.

Nous restons à votre disposition pour tout complément d'information.