Réunions

Consulter les Questions / Réponses

Les Questions/Réponses reçus par la CPDP seront consultables sur le site de la Commission et figureront dans les archives du débat

Thème séléctionné : Les variantes de tracé

Question n°13 de : STERCKEMAN Benoît-  76600 LE HAVRE - le 01/10/2009
La prolongation du Grand Canal du Havre permettra-t-elle l'installation d'un autre "Port 2000", accessible aux porte-conteneurs de nouvelle génération, et débouchera-t-il sur la Seine en amont ?

Réponse le  26/10/2009


Le projet de prolongement du Grand Canal du Havre sera conçu au gabarit fluvial et non maritime, il ne sera donc pas accessible aux navires de mer, et a fortiori aux porte conteneurs. Il sera raccordé à la Seine via les écluses de Tancarville existantes.


Question n°19 de : TOUTAIN Michel-  76430 SAINT-VINCENT CRAMESNIL - le 01/10/2009
Les écluses de Tancarville devront-elles être modifiées pour absorber l'augmentation du trafic ?

Réponse le  26/10/2009


Les caractéristiques physiques des écluses de Tancarville et leur mode d'exploitation actuels leur permettent d'absorber un trafic annuel deux fois plus important que le trafic aujourd'hui constaté. Leurs conditions d'exploitation doivent cependant être prochainement modifiées de manière à permettre le fonctionnement simultané des deux écluses, notamment en période de pointe (début de marée principalement), ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. En dehors des travaux de maintenance et de modernisation de l'ancienne écluse actuellement en cours, et d'éventuels travaux de centralisation des commandes, il n'est pas prévu de modifier les caractéristiques physiques des écluses.


Nous vous invitons à participer à la réunion généraliste qui se tiendra à Tancarville le 01/12/09, au cours de laquelle sera évoqué ce thème particulier.


Question n°24 de : MARTIN René-  76620 LE HAVRE - le 01/10/2009
Le tracé de 6 200 m permet d'avoir une zone de 578 ha aménageables tandis que le tracé de
4 200 m permet d'avoir une zone de 166 ha aménageables mais laisse une vaste étendue de terrain, au sud du tracé, d'environ 412 ha. Est-il possible et réalisable de pouvoir utiliser la rive gauche (sud) du canal pour des chargements éventuels des barges et péniches ? De ce fait, il semble que le tracé court de 4 200 m soit le moins onéreux. Il semble que la profondeur préconisée de 5 m de profondeur soit inadéquate et qu'une profondeur de 10 à 12 m soit plus opérationnelle quant à l'avenir et au franchissement du canal par certains caboteurs.

Réponse le  26/10/2009


S'il est bien évidemment techniquement possible et économiquement souhaitable d'envisager d'utiliser la rive sud du futur canal pour des activités industrialo portuaires, la Directive Territoriale d'Aménagement de l'Estuaire de la Seine dans sa formulation actuelle ne retient pas cette option.


La profondeur du futur canal est adaptée à la navigation de bateaux fluviaux, il n'est pas envisagé d'y faire circuler des caboteurs.


 


Question n°25 de : LEDOUX Bernard-  76600 Le Havre - le 01/10/2009
Pourquoi ne pas prendre le tracé longeant la Réserve avec élargissement du canal de Tancarville ? On a le maximum d'espace industriel sans toucher à la Réserve naturelle et le minimum de travaux puisqu'il est plus facile d'élargir le canal que d'en créer un nouveau. Cette option devrait être envisagée donc avec élargissement et approfondissement du canal de Tancarville ?

Réponse le  26/10/2009


Le GPMH n'émet pas de préférence pour une famille de tracés en particulier à ce stade du débat public. L'élargissement et l'approfondissement du canal de Tancarville présentent d'importantes difficultés techniques, en raison de la présence d'une nappe de 17 pipelines en rive sud et de siphons sous le canal, et surtout en raison de son utilisation continue pour la navigation. Il est donc au contraire plus simple techniquement de construire un nouveau canal que d'élargir l'existant.


Question n°33 de : HENRY Philippe-  76600 LE HAVRE - le 02/10/2009
Quelle est pour chaque option d'aménagement la surface précise prise sur la Réserve ?

Réponse le  26/10/2009


Trois familles de tracé (longeant la Réserve Naturelle, court, parallèle) parmi les quatre présentées par le GPMH, n'empiètent pas sur la Réserve Naturelle. La quatrième variante (tracé direct) traverserait la Réserve Naturelle, et y occuperait une superficie de l'ordre de 65 hectares.


Question n°41 de : MARGUERIN Jean-Louis-  76620 Le Havre - le 11/10/2009
Bonjour,
Pourquoi ne pas aller au plus court et et pratiquer la liaison entre canal central et canal de Tancarville juste après la cimenterie Lafarge?
vous pouviez aussi créer un port fluvial au pont du Hode et profiter de la rocade ferroviaire existante dans la zone industrielle pour effectuer les transferts de containers et de la proximité de l'autoroute pour réduire le traffic routier sur la zone industrielle.

Réponse le  26/10/2009


Le Grand Port Maritime du Havre n'émet pas de préférence pour une famille de tracés en particulier à ce stade du débat public.


La Directive Territoriale d'Aménagement de l'Estuaire de la Seine, approuvée par décret en 2006, n'autorise l'utilisation des terrains à l'Est de la route de l'ancien pont du Hode qu'une fois le prolongement du Grand Canal du Havre réalisée. La création d'un port fluvial au pont du Hode n'est donc juridiquement pas possible en l'état actuel de cette règlementation.


Sur le plan technique, la création d'un port fluvial à cet endroit serait par contre tout à fait envisageable, mais n'intéresserait au mieux que le transport de conteneurs, qui ne représente qu'un tiers du transport fluvial dans le port du Havre. Le projet de prolongement du Grand Canal du Havre bénéficierait par contre à tous les trafics fluviaux.


 


Question n°44 de : FOUET LIONEL-  76600 LE HAVRE - le 12/10/2009
Quel est le projet le moins couteux ?

Réponse le  30/10/2009


 


Le projet le moins coûteux pour le Grand Port Maritime du Havre est le tracé court en retenant l'option des ponts fixes : cette variante s'élève à 145 M€ HT (coût de déplacement des pipelines non compris).


Nous vous invitons à participer à la réunion qui se tiendra à Gonfreville l'Orcher le 28/01/10 et qui aura pour thème "Quels impacts pour chaque variante de tracé?"



 


Question n°52 de : NOEL Gilbert-  76600 LE HAVRE - le 12/10/2009
Quel que soit le tracé choisi pour la prolongation du Grand Canal :
- Pourquoi une profondeur seulement de 5 mètres, interdisant certaines catégories de navires ?
- Pourquoi faire aboutir cette extension en aval de l'écluse de Tancarville et donner ainsi la possibilité de "bouchons" ?
- Comment gérer les passages plus fréquents sous le pont levant face à l'entreprise AIRCELLE ?

Réponse le  30/10/2009


 


La profondeur de 5 m correspond à un optimum pour la navigation des bateaux de projet dans un canal de section rectangulaire. Il n'y a pas à ce jour de besoin de faire circuler dans ce futur canal de bateaux ou navires d'un tirant d'eau supérieur.


Les caractéristiques physiques des écluses de Tancarville et leur mode d'exploitation actuels leur permettent d'absorber un trafic annuel deux fois plus important que le trafic aujourd'hui constaté. Leurs conditions d'exploitation doivent cependant être prochainement modifiées de manière à permettre le fonctionnement simultané des deux écluses, notamment en période de pointe (début de marée principalement), ce qui n'est pas le cas aujourd'hui et devrait réduire fortement le risque de "bouchons".


L'objectif du projet est précisément de réduire le nombre de passages de bateaux au niveau du pont VIII.


Nous vous invitons à participer à la réunion généraliste qui se tiendra à Tancarville le 1/12/09 au cours de laquelle sera évoqué ce thème particulier.


 


 


Question n°59 de : CUSIN PANIT GERARD-  76610 LE HAVRE - le 14/10/2009
Je m'intéresse toujours à la logistique, développement portuaire, féroutage et fluvial, également au développement durable (Agenda 21).
A l'examen du dossier proposant quatre plans, je propose un cinquième schéma amalgame des plans 1 et 2 (courrier à part à suivre).
Qu'en pensez-vous?
Salutations

Réponse le  30/10/2009


 


Toutes les combinaisons de familles de tracés sont envisageables à ce stade, de même que des tracés intermédiaires. Le Grand Port Maritime du Havre examinera avec attention vos contributions afin d'éclairer sa réflexion sur la suite à donner au projet. Cette proposition pourrait même être évoquée en réunion publique si elle parvient à la Commission Particulière du Débat Public avant la réunion thématique consacrée aux variantes qui se tiendra le 28 janvier 2010 à Gonfreville l'Orcher.


 


 



 

Question n°60 de : HAMON YVES-  76700 HARFLEUR - le 14/10/2009
Le tracé qui me semble le plus pertinent est celui du "tracé parallèle" car il permet de doubler la capacité du Canal de Tancarville mais est-ce qu'il est prévu dans ce cas un doublement de la capacité de passage de Tancarville?

Réponse le  30/10/2009


 


Les caractéristiques physiques des écluses de Tancarville et leur mode d'exploitation actuels leur permettent d'absorber un trafic annuel deux fois plus important que le trafic aujourd'hui constaté. Leurs conditions d'exploitation doivent cependant être prochainement modifiées de manière à permettre le fonctionnement simultané des deux écluses, notamment en période de pointe (début de marée principalement), ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.


Nous vous invitons à participer à la réunion généraliste qui se tiendra à Tancarville le 1/12/09 au cours de laquelle sera évoqué ce thème particulier.


 


 



 

Question n°82 de : NOEL Gilbert-  76600 LE HAVRE - le 21/10/2009
Comment et où se procurer tous les dossiers complets sur les études qui ont été demandées par le GPMH ou autres organismes concernant les divers tracés possibles du prolongement du Grand Canal du Havre et notamment celles qui n'ont pas été retenues et/ou présentées lors de la première réunion de Débat Public le 8 octobre 2009 à laquelle j'ai assisté. Je souhaiterais pouvoir disposer de ces documents avant le débat du 27 octobre. Merci et à bientôt.

Réponse le  23/10/2009


Pour obtenir tous les documents du débat vous pouvez vous abonnez vous gratuitement via le site Internet, les cartes T disponibles dans toutes les salles de réunions, par téléphone, par Email et dans les locaux de la CPDP


Vous pouvez consulter tous les documents du débat, les verbatims des réunions, les réponses aux questions et les avis sur le site Internet de la CPDP :



www.debatpublic-prolongementdugrandcanalduhavre.org



La CPDP vous accueille :


du lundi au jeudi de 09h00 à 12h30 et de 14h00 à 18h00 et le vendredi de 09h00 à 12h30 et de 14h00 à 17h00.


Entresol droit, boite n° 30 - 185, quai George V - 76600 Le HAVRE - Tél. : 02 35 41 44 10 - Fax : 02 35 41 44 14


secretariatgeneral@debatpublic-prolongementdugrandcanalduhavre.org


Question n°116 de : CAPRON Michel-  76620 LE HAVRE - le 09/11/2009
Les quatre variantes proposées avaient-elles nécessité d'être présentées avec un excessif développement vers la Cerlangue (sans pour atant que soit matérialisée leur représentation vers la seine), ce qui pouvait permettre, l'examen d'un éventuel raccordement du Grand Canal du Havre, directement vers le fleuve, laissant ainsi, inchangées, les activités du canal de Tancarville.

Réponse le  04/12/2009

Le raccordement du Grand Canal du Havre directement avec la seine a été étudié en tant qu’alternative au projet dénommée « liaison directe avec la Seine ».


 


Cette option consisterait à relier l'extrémité du Grand Canal du Havre à la Seine via un canal et une écluse, débouchant en zone de navigation fluviale, en amont de la limite transversale de la mer, au sud des dépôts du Hode.


 


 


Cette option aurait pour avantages : _ de réduire les temps de parcours fluviaux pour accéder à la Seine depuis le port du Havre; _ de ne pas perturber le fonctionnement du port pendant la durée du chantier ;_ de ne pas croiser de pipeline* transportant des hydrocarbures.


 


Cette option aurait pour inconvénient :


la construction de cette liaison aurait un impact très fort sur les vasières intertidales* et les roselières*, milieux les plus rares de l’estuaire ; _au débouché en Seine, les bateaux fluviaux rencontreraient des contraintes de navigation dues à la présence de forts courants à cet endroit. La présence du bouchon vaseux de la Seine produirait un envasement des accès nécessitant des actions coûteuses pour maintenir en permanence des profondeurs compatibles avec la navigation ; _les coûts d’investissement de cet aménagement s’élèveraient à 250 M d’euros environ; _cette option ne répond pas à la nécessité d’augmenter la réserve foncière pour les développements ultérieurs du port.

Question n°118 de : VALLOIS sylvain-  76290 MONTIVILLIERS - le 10/11/2009
Quelle sera la hauteur NGF d'exploitation du grand canal ?

Réponse le  15/12/2009

Le niveau des canaux du port du Havre est géré indépendamment des niveaux de marée dans une fourchette de variation étroite, comprise entre 6,80 m Cote Marine du Havre (2,42 m NGF-IGN69) et 7,40 m Cote Marine du Havre (3,02 m NGF-IGN69), le niveau moyen s'établissant à 7,23 m Cote Marine du Havre (2,85 m NGF-IGN69).


Le projet ne prévoit pas de modification de ces niveaux et n’aura donc pas de conséquences pour les bâtis résidentiels des communes avoisinantes.

Question n°119 de : VALLOIS sylvain-  76290 MONTIVILLIERS - le 10/11/2009
Que vont devenir les déblais ?

Réponse le  14/12/2009

Le creusement du canal permettrait d'extraire selon les tracés entre 3 et 7 millions de mètres cubes de matériaux. Les études réalisées (cf. étude des matériaux – Epsilon ingénierie – mars 2009) montrent que, hormis la couche superficielle composée de matériaux organiques, le reste des matériaux est constitué de sables de très bonne qualité qui peuvent donc être utilisés en remblai : ils ne doivent évidemment pas être mis en décharge ou rejetés en mer.


 


Selon les principes évoqués dans la Directive Territoriale d'Aménagement de l'Estuaire de la Seine, le remblaiement sera réalisé d'Ouest en Est, en commençant par le secteur situé au sud et à l'ouest de la voie ferrée, puis en reprenant depuis la route de l'ancien pont du Hode. Les zones remblayées feraient l'objet d'une gestion appropriée (si possible agricole) dans l'attente de leur aménagement définitif.


 


Le rythme d'installation des activités sur ces espaces de développement économique serait bien entendu fonction de la conjoncture économique et de l'attractivité du port du Havre.


 


La couche superficielle composée de matériaux organiques pourrait servir de couverture végétale dans le cadre d’aménagements paysagés.

Question n°142 de : CHAUMETTE Alain-  76430 SAINT AUBIN ROUTOT - le 19/11/2009
Il a été présenté 4 projets de liaisons du canal central avec les écluses de Tancarville. Pour ces 4 projets, que ce soit celui longeant la reserve naturelle ou le tracé le plus court, les zones aménageables se situent toutes au Nord des traçés. Quelles sont les raisons qui obligent à ne pas prendre en compte les surfaces, comme zone aménageable, situées au Sud des traçés et plus particulièrement les zones comprises entre les différents tracés et les limites de la réserve naturelle ? alors que si l'on prend le tracé longeant la réserve naturelle, ces mêmes zones sont prises en compte.

Réponse le  15/12/2009


Les 4 variantes de tracé présentées dans le dossier du Maître d’ouvrage s’accompagnent d’une surface de zone d’activité, localisée dans les mêmes conditions au Nord et à l’Ouest du tracé.


Cette disposition résulte des préconisations de la Directive Territoriale d’Aménagement de l’Estuaire de la Seine page 73 1er alinéa dont voici l’extrait « Ce tracé constituera alors la nouvelle limite entre les espaces remarquables du littoral (au sud et à l’est) et les espaces à urbaniser (au nord et à l’ouest) ».


 


Pour votre information ci après l’extrait de la DTA concernant l’estuaire aval de la seine (page 69 à 73 de la DTA). Nous attirons votre attention sur la carte (que vous pourrez télécharger sur le site de la CPDP des problèmes matériels ne permettent pas de l'inclure dans cette réponse), qui pourra vous donner une idée visuelle claire de la répartition des espaces tels que proposée dans la DTA.


Un des objectifs de ce projet est d’étendre la zone industrialo-portuaire au maximum de ce que permet la Directive territoriale d’aménagement de l’estuaire de la seine dans sa rédaction actuelle dans cette partie de l’estuaire. En fonction des familles de tracés proposés, si le projet est réalisé, toute extension portuaire ultérieure sera impossible, sauf à revoir la DTA.


Extrait de la DTA concernant l’estuaire aval de la seine ( page 69 à 73 de la DTA):


1 – ORIENTATIONS RELATIVES AUX ESPACES STRATÉGIQUES


1.1. L’ESTUAIRE AVAL DE LA SEINE


Caractéristiques des espaces concernés


La présente orientation concerne la seule plaine alluviale, c'est-à-dire l’ensemble géographique où les conflits potentiels entre, d’une part, fonctions portuaires, industrielles et logistiques, activités agricoles et halieutiques, présence humaine du fait des zones urbaines traditionnelles et des activités professionnelles et, d’autre part, protection-valorisation des fonctionnalités écologiques sont à leur maximum d’intensité. Le territoire correspondant est délimité à l’est par Port-Jérôme, à l’ouest par la ligne reliant le cap de la Hève à Villerville, au nord par l’A131 et au sud par la ligne joignant Villerville aux limites sud du marais Vernier. Il fait l’objet de la carte jointe intitulée " l’estuaire aval de la Seine : orientations d’aménagement et de protection".


Identification des espaces considérés


Au sein de ce territoire sont reconnues trois grandes catégories d’espaces : Les espaces déjà construits et occupés : espaces urbains, portuaires et industriels (ils figurent en gris et en jaune clair sur la carte). Ils comprennent des espaces interstitiels non construits, qu’il s’agisse d’espaces grevés de servitudes ou de réserves foncières destinées à une extension d’activités sur place.


Les grands enjeux en termes d’aménagement de ces espaces sont :


- tirer le meilleur parti des équipements structurants (portuaires et industriels) pour y permettre le développement des activités et leurs nécessaires mutations ; -organiser la cohabitation fonctionnelle, qu’il s’agisse du cadre de vie (interface ville-port et industrie), mais surtout de la maîtrise de l’exposition au risque des résidents ou des actifs travaillant dans ces espaces ;


- assurer la reconversion des espaces qui pourraient être progressivement délaissés du fait du déplacement des activités portuaires traditionnelles vers les nouveaux terminaux et nouvelles plates-formes logistiques.


- Les espaces naturels permettant de pérenniser et de renforcer les équilibres fonctionnels l’orientation 2.1 (en vert foncé sur la carte) et classés par ailleurs en espaces naturels remarquables au titre de la loi littoral (cf section 4), et au coteau formant belvédère au-dessus de Honfleur.


- Les espaces réservés au développement économique pouvant être affectés soit aux extensions portuaires et aux activités para-portuaires, soit à l’accueil d’activités industrielles, logistiques ou tertiaires (respectivement en orange et en rouge sur la carte selon les orientations qui les régissent : cf. infra).


Les grands enjeux en termes d’aménagement sont :


-valoriser au mieux la fonction de ces espaces qui sont hautement stratégiques pour le développement économique de la basse Seine, du bassin parisien et du territoire national : s’agissant d’une ressource rare, sa mobilisation doit se faire dans le cadre d’une politique d’aménagement globale à échelle du grand estuaire (cf. infra) ;


- organiser une cohabitation efficace entre activités industrielles et activités logistiques pour optimiser la ressource foncière ;


- intégrer, lors de leur ouverture à l’urbanisation, dans un véritable projet de recomposition et d’intégration urbaine les espaces parcellisés déjà construits situés à l’ouest du pont de Normandie sur la plaine alluviale de Honfleur destinés notamment à des activités à vocation technologique.


Sont aussi reportés sur la carte au 1/100 000ème les tracés, qui restent à préciser, des infrastructures majeures qui seront nécessaires au développement des activités portuaires et industrielles :


- le nouvel avant port du Havre (Port 2000) et les nouveaux terminaux portuaires associés,


- le prolongement du grand canal du Havre,


- les liaisons ferrées à créer,


- les liaisons d’oléoducs à créer en complément des liaisons existantes entre Port-Jérôme et Le Havre. Ne sont pas représentées sur la carte les infrastructures nécessitées par la desserte rapprochée des nouvelles installations portuaires prévues, pas plus que les autres équipements portuaires envisagés.


-L’orientation


On distingue ci-dessous l’orientation selon qu’il s’agit des espaces urbanisés, des espaces naturels majeurs ou des espaces de développement économique.


A / Orientation relative aux espaces urbanisés :


Dans ces espaces, il y a lieu de tenir compte des risques industriels présents, en appliquant l’orientation définie en sous-section 3.5.


B/ Orientation relative aux espaces naturels majeurs :


Au-delà de ce qui est stipulé à l’orientation 2.1. ci-après et qui vaut dans la plaine alluviale comme ailleurs, une précision est nécessaire s’agissant du secteur d’activités économiques existant enclavé dans la réserve naturelle en rive nord de la Seine.


Si ces activités cessent leur exploitation, les terrains d’assiette correspondants seront intégrés aux espaces d’intérêt naturel et paysager majeur après dépollution des sites correspondants.


Par ailleurs, le coteau formant belvédère au-dessus de Honfleur mérite qu’en soit conservées les caractéristiques paysagères. Les éléments caractéristiques de ce paysage particulier devront être protégés.


C/ Orientation relative aux espaces réservés au développement :


On distingue ci-dessous les espaces dédiés respectivement aux activités et installations portuaires, aux activités industrialo-portuaires et logistiques et à la recomposition urbaine.


C1/ Les espaces pour le développement des activités portuaires et para-portuaires (jaune et orange et orange hachuré sur la carte)


Dans la partie nord de l’estuaire de la Seine, il s’agit des espaces destinés à améliorer le positionnement concurrentiel du port du Havre et de la façade maritime française sur la Manche.


Cet objectif d’intérêt local, régional et national requiert notamment la réalisation d’un nouvel avant port destiné à accueillir les nouveaux terminaux portuaires et la poursuite du programme d’équipements à l’amont des écluses, le long du grand canal maritime.


Dans la partie sud, le programme d’équipements portuaires et d’installations para-portuaires associées (c’est-à-dire d’activités d’entreposage, de manutention, etc. qui doivent être organisées à proximité immédiate des quais) est appelé à se poursuivre le long du fleuve, en priorité à l’ouest du pont de Normandie dans un souci d’économie d’espace. Toutefois, la réalisation de nouveaux équipements à l’Est du pont reste permise si les terrains à l’ouest ne répondent pas de manière satisfaisante aux besoins (sous réserve de la décision du Conseil d’Etat sur le pourvoi en cassation concernant l’arrêt de la CAA de Nantes du 1


er mars 2005. Dans l’attente de cette décision, le secteur est qualifié en " espaces naturels majeurs comprenant les espaces naturels remarquables du littoral " et fait l’objet d’une représentation particulière (jaune, orange et vert hachuré) sur la carte.


C2/ Les espaces destinés à l’accueil des activités industrialo-portuaires et logistiques (en rouge sur la carte) concernent :


- rive droite, les activités industrialo-portuaires en lien avec les filières présentes, ou tirant parti des grands équipements ou des services portuaires actuels ou futurs, en particulier Port 2000 et le prolongement du grand canal du Havre. Toutefois, la bande de terrain comprise entre le canal de Tancarville et l’autoroute A131 pourra accueillir tous types d’activités ; leur implantation devra s’inscrire dans le cadre d’un projet urbain et paysager destiné à mettre en valeur l’entrée de l’agglomération havraise et la perception de la zone industrialo-portuaire, et tenant compte des tissus urbains proches et des caractéristiques environnementales du site ;


- le développement des fonctions logistiques qui ont vocation à tirer parti, rive droite et rive gauche, de la proximité des terminaux portuaires et des sites industriels, ainsi que de l’effet d'échelle ;


- rive gauche, des programmes mixtes d’activités économiques, combinant fonctions tertiaires, filières liées au port de Honfleur, et fonctions logistiques créées par le complexe portuaire et industriel, dans le cadre d’un projet urbain et paysager destiné à conférer une forte attractivité à ces espaces.


Dans ces espaces de développement économique, le développement des activités se fera en fonction des dispositions de la loi littoral inscrites dans l’article L 146.4 du code de l’urbanisme, c’est-à-dire soit en continuité de celles déjà installées, soit en ensembles nouveaux intégrés à l’environnement. Ce principe pourra toutefois être adapté pour des raisons tenant à l’organisation de l’implantation des activités suivant leur nature, la prise en compte des risques industriels ou la nécessité de trouver des terrains de grande dimension.


Les aménagements correspondant à ce développement économique devront être réalisés dans le souci de garantir une bonne inscription dans un environnement naturel et paysager de qualité, perceptible depuis les reliefs du nord et du sud de la plaine alluviale comme depuis le parcours du pont de Normandie.


Par ailleurs, il est probable que les développements industriels et logistiques à attendre, sur les deux rives, de la réalisation de l’objectif 1 se déploieront sur un grand laps de temps. Dans ce contexte, la directive territoriale stipule que, dans un souci de gestion économe des terrains disponibles, ces espaces doivent être urbanisés en deux phases, si ceci permet de répondre de manière satisfaisante aux besoins rencontrés : en rive gauche, la première et la deuxième phases sont respectivement à l’ouest et à l’est du pont de Normandie, le développement à l’est du pont de Normandie est subordonné à la décision du Conseil d’Etat sur le pourvoi en cassation concernant l’arrêt de la CAA de Nantes du 1 er mars 2005. Dans l’attente de cette décision, le secteur est qualifié en " espaces naturels majeurs comprenant les espaces naturels remarquables du littoral " et fait l’objet d’une représentation particulière (jaune, orange et vert hachuré) sur la carte. En rive droite, la première phase se situe à l’ouest de la ligne formée par l’extrémité actuelle du grand canal du Havre et la route de l’ancien pont du Hode. Les terrains urbanisables en seconde phase doivent, en attente de leur ouverture à l’aménagement, faire l’objet d’une gestion environnementale adaptée à leur caractère spécifique, sans pour autant obérer un changement ultérieur d’affectation.


Pour ce qui concerne plus particulièrement la plaine alluviale du Havre, les espaces remarquables du littoral comportent une zone dépressionnaire humide dont l’alimentation hydraulique se fait notamment par des écoulements qui traversent le prolongement du grand canal du Havre et les zones urbanisables au nord ; par ailleurs cette zone humide, d’une sensibilité environnementale particulière, se prolonge sur une partie des espaces réservés à l’accueil d’activités à l’est de la voie ferrée.


ll en résulte que :


l’aménagement des espaces de développement économique situés entre la limite de la réserve naturelle, la route industrielle et le canal de Tancarville est conditionné par la réalisation préalable d’études permettant de :


- prendre en compte les impacts sur les écoulements hydrauliques et par voie de conséquence sur la protection et la gestion des milieux de la réserve naturelle contiguë, et d’établir les prescriptions techniques à imposer aux futurs aménagements ;


- définir le tracé du prolongement du grand canal du Havre et les mesures environnementales associées à ce projet et au développement économique induit, le tout étant traduit dans un projet d’intérêt général (PIG). Ce tracé constituera alors la nouvelle limite entre les espaces remarquables du littoral (au sud et à l’est) et les espaces à urbaniser (au nord et à l’ouest),


- par exception aux conditions ci-dessus, la partie de la zone de sensibilité environnementale particulière susvisée qui se situera à l’est de la voie ferrée et au nord et à l’ouest du prolongement du grand canal du Havre ne pourra être urbanisée qu’après réalisation de ce dernier.


C3/ Les espaces de recomposition urbaine.


Dans les espaces situés en interface des tissus urbains et des zones portuaires, il s’agit d’organiser la recomposition urbaine nécessaire à la requalification et à l’extension des quartiers et pôles urbains bénéficiant de l’attractivité et de la présence des ports, de leurs bassins et du patrimoine portuaire ; compte tenu de leur localisation, ces espaces sont destinés à accueillir un ensemble diversifié de fonctions : habitat, équipements publics ou privés, activités économiques.


Ces espaces sont localisés sur la carte des orientations d’aménagement et de protection de l’estuaire aval de la Seine par des rayures mauves.


 



 

Question n°154 de : LECOQUIERRE Bruno-  76600 LE HAVRE - le 02/12/2009
Pour les 4 tracés proposés par l’allongement du canal, comment est envisagé le franchissement de la route de l’Estuaire?

Réponse le  24/12/2009

La route de l’estuaire est aujourd’hui fermée à la circulation de transit. Son rétablissement serait tout de même nécessaire à la fois pour permettre aux agriculteurs d’accéder au sud du canal et pour permettre le passage des convois exceptionnels qui empruntent encore aujourd’hui cette voie, mais également en cas de secours, notamment vis-à-vis d’un encombrement de l’autoroute A29.


 


La double voie ferrée (grande boucle ferroviaire) qui relie Port 2000 à la zone industrialo-portuaire et au-delà au réseau ferré national devrait également, bien entendu, être également rétablie.


 


Le rétablissement de ces deux itinéraires s'effectuerait par des ponts, qui pourront être soit des ponts mobiles, a priori à niveau, soit des ponts fixes, surélevés à une hauteur suffisante pour laisser passer des convois assez lourdement chargés en conteneurs.


Dans le cas du tracé parallèle ou du tracé direct, le rétablissement sur place serait possible. Ce n’est pas le cas pour le tracé court ni pour le tracé qui longe la réserve naturelle où il serait nécessaire de déplacer à la fois l’accès routier et la voie ferrée, de préférence à l'Ouest à proximité de l'entreprise Lafarge. En effet, dans le cas par exemple du tracé qui longe la réserve naturelle, la largeur à franchir au droit de la route existante se situe dans la courbe du canal projeté, qui présente une surlargeur importante pour faciliter les manoeuvres, portant la largeur du canal à environ 180 mètres dans ce virage. Réaliser des ponts mobiles ou des ponts fixes sans pile intermédiaire (obstacle à la navigation) sur 180 mètres de portée est une contrainte technique et de coût particulièrement importante. C’est pourquoi il a été envisagé de localiser ces franchissements dans un alignement droit du canal et donc à proximité de l'extrémité actuelle du Grand Canal du Havre.


Dans les deux localisations possibles (sur place ou à proximité de Lafarge), on retrouverait la possibilité de construire soit des ponts mobiles à niveau soit des ponts fixes surélevés qui d’ailleurs s’intègreraient mieux dans l'environnement à cet endroit qu’au milieu de la zone du projet, du fait de la nécessité de réaliser des rampes importantes, sur plusieurs centaines de mètres, de part et d’autre du franchissement.

Question n°155 de : Leroy Annie Le Havre - le 02/12/2009
Réemploi des remblais:
0,50 x 120 x 6000 = 3 600 000 m3
Réemploi déconseillé par étude JL Duchez Devenir des matériaux

Réponse le  05/01/2010

Le creusement du canal nécessiterait d'extraire selon les tracés entre 3 et 7 millions de mètres cubes de matériaux. Les études réalisées (cf. étude des matériaux – Epsilon ingénierie – mars 2009) montrent que, hormis la couche superficielle composée de matériaux organiques, le reste des matériaux est constitué de sables de très bonne qualité qui peuvent donc être utilisés en remblai.


La couche superficielle (dont le volume serait moindre que celui indiqué dans la question, à savoir de l'ordre de 360 000 m3) pourrait servir de couverture végétale dans le cadre d'aménagements paysagers sur d'autres sites, voire être réemployée sur une partie de la zone remblayée en vue d'une gestion appropriée (si possible agricole) dans l'attente de son aménagement définitif pour l'accueil d'activités industrialo-portuaires.

Question n°156 de : CADINOT Madeline-  76430 TANCARVILLE - le 02/12/2009
En introduction vous avez parlé d’une déviation routière. En réponse à Mme LEGRIS, vous avez annoncé une augmentation du trafic « poids lourds », entre autre. La déviation routière envisagée sera-t-elle en bord de Seine? Traversera t elle le village dont la traversée a été réglementée? D’où partirait elle, et quel en serait le terminus?

Réponse le  08/01/2010

La "déviation" qui a été évoquée lors de la réunion publique du 1er décembre 2009 est une image utilisée en réunion pour expliquer les raisons du projet de prolongement du grand canal du Havre : si l'on considère que l'itinéraire fluvial actuel par le canal de Tancarville constitue une "route" qui traverse un "village" (à savoir la zone industrialo portuaire), compte tenu des inconvénients constatés (encombrements lors des manœuvres de ponts) il devient nécessaire de réaliser une "déviation" de ce "village" (ce que représenterait en définitive le projet de prolongement du Grand Canal du Havre).


En conséquence, il n’est absolument pas question pour le GPMH de créer une nouvelle déviation routière, dans le cadre de ce projet ni d’ailleurs dans le cadre d'autres opérations.

Question n°159 de : Leroy Annie Le Havre - le 02/12/2009
Aucun tracé n'est choisi! Donc aucune étude piézométrique! Pourquoi le GPMH fait-il faire une nouvelle étude? Sur quel tracé?

Réponse le  14/12/2009

Durant la phase d’études préliminaires, un réseau de piézomètres a été installé dans l’aire de projet. Ces mesures ont permis de réaliser une étude d’impact hydraulique des différents tracés possibles. Cette étude est disponible et téléchargeable sur le site du débat public.


Le réseau de mesures est toujours en activité. A l’issue du débat public, le GPMH prendra une décision sur la suite à donner au projet : si un tracé est choisi, il conviendra de réaliser une étude détaillée sur l’impact hydraulique de ce tracé, qui permettra d’en déterminer avec précision les conditions de réalisation.

Question n°168 de : LE SERGENT Jeanne-  76310 SAINTE ADRESSE - le 14/12/2009
Quel est le devenir des matériaux de surface enlevés et non réalisables parait-il parce que pollués. Qu'allez-vous faire d'un tel volume? (0.50 x 120 x 4 ou 6000). Les enfouir...? Encore!!

Réponse le  08/01/2010

Le creusement du canal nécessiterait d'extraire selon les tracés entre 3 et 7 millions de mètres cubes de matériaux. Les études réalisées (cf. étude des matériaux – Epsilon ingénierie – mars 2009, dont nous vous invitons à prendre connaissance sur le site Internet du débat public ou dans les locaux de la CPDP au Havre) montrent que, hormis la couche superficielle composée de matériaux organiques, le reste des matériaux est constitué de sables de très bonne qualité qui peuvent donc être utilisés en remblai.


La couche superficielle (dont le volume serait de l'ordre de 360 000 m3) n’est pas "polluée" au sens où vous l’affirmez : des polluants organiques, chimiques ou minéraux n'ont pas été mis en évidence. Cependant, les spécialistes en géotechnique utilisent parfois le terme de "pollué" pour un matériau contenant des matières végétales (terre, plantes...) impropres à une réutilisation pour des remblais ou des structures, nécessitant d'utiliser des matériaux plus "purs".


Cette couche superficielle n’a donc pas les caractéristiques géotechniques suffisantes pour être mise en remblai, mais pourrait servir de couverture végétale dans le cadre d'aménagements paysagers sur d'autres sites, voire être réemployée sur une partie de la zone remblayée en vue d'une gestion appropriée (si possible agricole) dans l'attente de son aménagement définitif pour l'accueil d'activités industrialo-portuaires.