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Question n°3

Faut-il construire une nouvelle autoroute?

Ajouté par Serge LEDROIT (Chaudeney Sur Moselle), le
[Origine : Site internet]
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Faut-il construire une nouvelle autoroute alors que la collectivité n’est pas en mesure d’entretenir l’A31 existante ? - Chaussée fortement dégradée (nids de poule, marquage effacé) - poubelles à ciel ouvert dans les fossés (quelle image donnée aux touristes pour notre beau pays !!!) - glissières de sécurité tordues et non remplacées, - absence de mur anti-bruit pour certaines communes comme Chaudeney sur Moselle, - absence d’éclairage aux bretelles d’accès - aires de repos sales et sans sanitaires - risque d’aquaplaning à certains endroits en cas de fortes précipitations - non respect de la limitation de vitesse et de l’interdiction de doubler par certains poids lourds souvent étrangers - risque d’accroître encore le trafic des poids lourds déjà très important dont les conducteurs profitent de la gratuité. Si le choix d’une autoroute concédée est retenue, le contribuable ne risque-t-il pas de payer 2 fois cette nouvelle autoroute si celle-ci n’est pas rentable? On sait déjà que certains poids lourds utilisant l’axe Nancy-Dijon vont prendre l’autoroute à péage à Colombey-Les-Belles et non à Gye pour économiser quelques euros. Ceux-ci ne vont-ils pas emprunter l’ancienne autoroute pour éviter le péage qui irait jusqu’à Dieulouard ? Enfin va-t-on sacrifier le village de Chaudeney Sur Moselle avec une autoroute au nord, une autoroute au sud et provoquer un massacre environnemental?

Date de la réponse:
Réponse de La maîtrise d’ouvrage, le
Réponse:
  • S’agissant de l’entretien de l’infrastructure existante, la fiche relative à l’entretien de l’A31 mise en ligne sur le site internet du débat public présente les investissements réalisés ces dernières années, ceux programmées en 2015, de ceux prévus pour les 3 années à venir.

 

  • Recours à la concession :

Le contribuable ne paie pas 2 fois pour l’autoroute dans le cas d’une concession. L’État confie la réalisation, le financement, l’entretien et l’exploitation à un concessionnaire pour une durée déterminée par contrat. Le concessionnaire perçoit en contrepartie un péage pour l’usage de l’autoroute en vue d’assurer la couverture totale ou partielle des dépenses correspondantes. Quand le niveau des recettes issues du péage est insuffisant pour équilibrer les coûts de construction, les coûts d’exploitation et les coûts financiers, l’État en lien avec les collectivités locales intéressées par le projet peut être amené à verser une subvention d’équilibre au concessionnaire. Tous ces points sont fixés dans le cadre de l’appel d’offres puis dans le contrat de concession.

  • Attractivité des aménagements concédés pour les PL :

La fiche présente les éléments économiques montrant que ce nouveau barreau sera attractif pour l’essentiel des trafics PL nationaux et étrangers du fait de la réduction des gains de temps et de distance.

Au stade du débat public, le tracé de la future infrastructure n’est pas retenu, comme vous le précisez ce sont 5 options de passage qui sont présentées au débat. Ces options ont fait l’objet d’une analyse selon plusieurs critères (cf. page 91 du dossier du maître d’ouvrage). Au regard des enjeux humains, agricoles et environnementaux, les options de passage en tracé neuf à l’est (passage à proximité de Chaudeney-sur-Moselle) et à l’ouest de Toul,  le maître d’ouvrage privilégie les options 3,4 et 5, sachant qu’aucun choix n’est arrêté entre celles-ci. Ce seront les études ultérieures qui permettront de définir le meilleur tracé en concertation avec les acteurs du territoire.