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Voici les questions posées par le public par mail, par courrier ou lors des réunions publiques. Nous affichons les réponses obtenues du maître d'ouvrage, après vérification par la CPDP.

Thèmes précédents

Thème séléctionné : Développement local

Question de : gaydou rudy
madame, monsieur
juste une question concernant le traçé autouroutier. pourquoi ne pas faire parvenir l'autoroute jusqu'à gap. merci

Réponse :
Monsieur Rudy GAYDOU,
Marseille, le 29 Juin 2005

Je vous remercie pour votre contribution au débat public Grenoble Sisteron.
Pour répondre à votre question déposée par e-mail sur le site de la Commission Particulière du Débat Public, veuillez trouver les éléments suivants :

Quelle que soit l’option autoroutière par l’est ou par l’ouest de Gap, la ville sera desservie par un échangeur situé à proximité de l’agglomération. Il pourrait être implanté aux environs d’Aspres sur Buech (RD 994), dans le cas d’un passage par l’ouest et près de la Bâtie Neuve dans l’autre cas à la hauteur de la RN 94.
Il n’est pas prévu de faire passer le projet d’autoroute, dans la ville même. La solution proposée permettra de soulager la ville des trafics de transit (véhicules qui traversent sans s’y arrêter) et évitera de couper les espaces urbanisés. Il est prévu à terme que le projet d’autoroute soit connecté à la futur rocade urbaine contournant Gap par l’ouest et le nord et qui doit se raccorder à la voirie urbaine en plusieurs points.

Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.
Signé par le Directeur régional de l'Equipement, Alain Budillon.

Question de : Fortune Eric
Bonjour,

Ne serait-il pas possible de dissocier le tronçon La Saulce- La Bâtie Neuve des autres projets.
En effet, ce tronçon n'etant pas seulement utile pour relier Grenoble à Sisteron, il permet de relier Marseille à Briançon et à l'italie plus aisement.
Avec le scénario d'aménagement des nationales, il n'est ni question de ce barreau, ni d'une amélioration de la D942 dans la Vallée l'Avance, pourtant aux caractéristiques inconfortables et dangereuses avec, de plus, la traversée pénalisante de Tallard pour les usagers de la route et pour les habitants.
Même avec l'aménagement des nationales, ce barreau doit être par conséquent réalisé et dans des délais brefs. Or il n'en est pas question.
De plus, sans ce barreau , l'accès àla vallée l'Ubaye paraît encore difficile.
Désenclaver l'est du département depuis le sud est très urgent.

Il apparait donc necessaire de dissocier ce tronçon du reste du débat, ou bien de l'intégrer à toutes les solutions proposées .
Un aménagement de la N85 La Saulce-Gap avec la rocade de Gap à 2x1 voies aux fonctions urbaines réalisée en 2020 est insuffisant pour relier l'extrémité de l'A51 Sud à l'est des Hautes-Alpes.

Quelles sont les possibilités ?

Merci de votre réponse

Réponse :
Monsieur Eric FORTUNE,

Marseille, le 29 Juin 2005

Je vous remercie pour votre contribution et l’expression de votre opinion.

Votre démarche s’inscrit pleinement dans l’esprit du débat public, moment privilégié de démocratie et exercice d’intelligence collective. Elle alimentera la réflexion de l’Etat, garant de l’intérêt public, au moment de tirer les conclusions de ce débat public, au début de l’année 2006 .

Vous proposez de réaliser le barreau autoroutier «La Saulce-La Bâtie Neuve». Cette partie est effectivement comprise dans les deux projets d’autoroute proposés pour relier Grenoble et Sisteron. En effet cette section permettra dans tous les cas de relier la ville de Gap qui regroupe une part importante des fonctions économiques et de services pour le départements des Hautes-Alpes.
A terme le barreau devrait être raccordé à la rocade de Gap dont le dossier vient de faire l’objet d’une large concertation locale. Le point d’échange est prévue au droit de la jonction avec la route nationale 94 qui dessert l’est du département vers Briançon et l’Italie.



Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée.
Signé par le Directeur régional de l'Equipement, Alain Budillon.

Question de : Jaussaud Henri
11/06/05

A 51

Suggestion :

La portion d’autoroute devant relier LA SAULCE à LA BATIE NEUVE étant
considérée dans l’un ou l’autre des 2 projets EST/OUEST pourquoi attendre
2013 alors qu’il y a TRES GRANDE URGENCE DE MISE EN SECURITE
dans la traversée des villages de TALLARD et VALSERRE.

Réflexion :

Le tronçon SISTERON – LA SAULCE a était rapidement réalisé alors qu’il n’y
avait plus urgence puisque une voie rapide de contournement des villages du POËT à
LA SAULCE avait été récemment réalisée.

Conclusion :

Pourquoi attendre 2013 ????

Gap, le 11.06.2005

Réponse :
Marseille le 29 Septembre 2005
Monsieur,



Je vous remercie pour votre contribution au débat public Grenoble Sisteron.
Pour répondre à votre question déposée par e-mail le 11 Juin 2005 sur le site de la Commission Particulière du Débat Public, veuillez trouver les éléments suivants.

Pour un projet d’autoroute concédée, un certain nombre de procédures sont nécessaires avant le début des travaux. Les principales étapes sont les suivantes :

§ études d’avant projet sommaire et de préparation de l’enquête publique :
environ 18 mois ;
§ enquête publique : entre 12 et 18 mois ;
§ appel d’offre de concession : 18 mois ;
§ mise au point du projet : 3 ans.

Compte tenu de la complexité du projet, ces délais semblent relativement incompressibles. Pour la suite de l’opération, il n’est pas exclu que les possibilités d’une mise en service en plusieurs phases soient étudiées, mais cette éventualité ne peut pas être envisagée tant que le scénario d’aménagement n’a pas été choisi.



Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée.
Signé par le Directeur Régional de l'Equipement, Alain Budillon

Question de : Valère Jean-jacques
Ce n’est pas une question que je vous expose ici. C’est sur la notion d’enclavement. De grâce l’enclavement est une mesure d’accès à une quarantaine ou une cinquantaine d’équipement, de service, de commerce, d’accès à la santé … la possibilité de rejoindre une autoroute en dessous de 45 min. au moins Qu’importe en fait le temps. Par contre cet accès est représentatif 1/40ème de tous les accès qu’un citoyen peut prétendre. Ce soir 7/6. Le préfet, les élus n’ont parlé de désenclavement que sur ce 1/40ème. Ce n’est pas qu’une question de dialectique… c’est bien la peine que le « débat » (pas nécessairement celui que vous avez présenté) a été ou est parfois biaisé. Définition INSEE, inventaire communal.

Question de : Coordination Associative 
Lors de la concertation Gayssot 2002, la coordination associative avait proposé que les liaisons entre villages proches de la RN75 soient facilitées en réalisant de courtes voies nouvelles parallèles à la RN75, sur quelques hectomètres, afin que le trafic inter villages (vélos, motos, tracteurs, VL, cars scolaires…) n’ait plus besoin de se mêler au trafic de la RN.
Deux exemples avaient été donnés : au lieu dit « la Commanderie », il manque 400 m pour relier les villages de St Maurice en Trièves et Monestier du Percy entre eux sans passer par la RN ; même chose à l’entrée de Clelles, pour relier le hameau de Longefonds et la commune du Percy à Clelles. Grâce à de tels travaux, minimes, 5 villages (Lalley, St Maurice, Monestier du Percy, le Percy et Clelles) seraient reliés entre eux sans utilisation de la RN75 . Des aménagements de ce type sont probablement possibles dans le Buech et dans le Champsaur. Pourquoi la DRE ne mentionne pas ces possibilités de nouvelles voiries dans l’étude consacrée à l’aménagement de les routes nationales ?

Réponse :
Marseille le 27 septembre 2005
Mesdames, Messieurs,


Je vous remercie pour votre contribution au débat public Grenoble Sisteron.
Pour répondre à vos questions adressées le 6 septembre 2005 à la Commission Particulière du Débat Public, veuillez trouver les éléments suivants.

L’étude sur l’aménagement des routes nationales 75 et 85 a pour principe de tester quels aménagements se révèleraient nécessaires pour faire face à l’augmentation prévue du trafic.
Pour la RN75 elle envisage donc dans un premier temps des opérations répondant aux problèmes de sécurité et de fluidité de l’axe (suppression de passages à niveau, traitement de carrefours, rectifications de virages, réalisation de quelques créneaux de dépassement, aménagement des traversées d’agglomérations). Le trafic attendu après ces aménagements nécessiterait alors, dans un second temps, de réaliser des aménagements de capacité, en particulier la déviation de l’ensemble des agglomérations.
Sur la RN85, les aménagements seraient plus limités (aménagements de sécurité, quelques créneaux de dépassement, quelques déviations).

Les voiries complémentaires que vous évoquez peuvent avoir une utilité pour les habitants du Trièves, mais n’auraient qu’un effet marginal sur le trafic de la RN75.

Au stade actuel des études, il s’agit donc de chercher quels types d’aménagement sont envisageables et quels sont leurs effets potentiels en termes d’écoulement du trafic. D’éventuelles modifications du réseau local ne sauraient être prises en compte que dans des études beaucoup plus fines répondant à une logique d’amélioration des déplacements internes au Trièves.
Signé par le Directeur Régional de l'Equipement, Alain Budillon

Question de : Coordination Associative 
Pour sortir de l’invocation « magique » du mot désenclavement, il serait utile de disposer des chiffres du chômage par bassin de vie, afin de les mettre en relation avec les moyens de communication dont ce bassin de vie dispose.
On sait déjà que Valence, la ville la plus « désenclavée » de Rhône-Alpes (autoroutes A7 et A49, RN7, important nœud ferroviaire avec gare TGV et gare centrale, lignes TER et port fluvial…) a un taux de chômage (18,2 %) supérieur à la moyenne nationale (9,5 %). On sait aussi que dans les Hautes﷓Alpes, le taux de chômage (7,5 %) est nettement inférieur à cette moyenne nationale [source : SUD INSEE Stats].

Mais il conviendrait d’avoir une vue plus fine des situations. Nous n’avons trouvé aucun de ces éléments dans l’étude du cabinet ISIS, réalisée à votre demande dans le cadre de ce projet de liaison entre Grenoble et Sisteron. Nous demandons donc une étude complémentaire sur ce thème, par un cabinet indépendant des services de l’Etat.

Réponse :
Marseille le 27 septembre 2005
Mesdames, Messieurs,


Je vous remercie pour votre contribution au débat public Grenoble Sisteron.
Pour répondre à vos questions adressées le 6 septembre 2005 à la Commission Particulière du Débat Public, veuillez trouver les éléments suivants.

Chercher à établir une corrélation entre «enclavement» et taux de chômage est probablement illusoire et relèverait d’un raisonnement «toutes choses égales par ailleurs» excessivement simplificateur.
En effet, les causes du chômage sont multiples, et varient d’un territoire à l’autre. On voit dans le tableau ci-dessous que les zones d’emploi qui connaissent actuellement les plus forts taux de chômage ont des caractéristiques très différentes :


Dans certaines de ces zones, les forts taux de chômage sont sans doute étroitement liés au déclin d’activités industrielles traditionnelles, dans d’autres, comme Montpellier, les créations d’emplois, pourtant nombreuses, ne parviennent pas à suivre les importants apports migratoires, etc.

Si on prend la notion d’enclavement comme une situation caractérisée par l’éloignement par rapport aux grands réseaux de transport, on peut tout au plus penser que de tels territoires vont rencontrer deux types de difficultés :

§ un risque de délocalisation de certaines activités vers des territoires mieux desservis ;
§ des difficultés à attirer de nouvelles activités compte tenu de la concurrence exercée par des territoires plus accessibles.

Dans un contexte où les territoires sont en concurrence pour maintenir et, si possible, développer leurs activités économiques, une mauvaise accessibilité peut constituer un handicap, surtout aujourd’hui où la majorité des territoires sont bien desservis.
Dans ces conditions, un territoire «enclavé» peut connaître un fort taux de chômage, mais il peut aussi bien conserver un taux de chômage modéré résultant de la fuite des actifs vers des zones où ils espèrent trouver plus facilement un emploi.


Veuillez agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de ma considération distinguée.

Signé par le Directeur Régionale de l'Equipement, Alain Budillon

Question de : Coordination Associative 
pouvez-vous nous définir ce que vous appelez « l’enclavement » des régions traversées par le projet, en fonction des critères retenus par l’INSEE, et le mettre en rapport avec les autres régions françaises ?

Réponse :
Marseille le 27 septembre 2005
Mesdames, Messieurs,


Je vous remercie pour votre contribution au débat public Grenoble Sisteron.
Pour répondre à vos questions adressées le 6 septembre 2005 à la Commission Particulière du Débat Public, veuillez trouver les éléments suivants.

Chercher à établir une corrélation entre «enclavement» et taux de chômage est probablement illusoire et relèverait d’un raisonnement «toutes choses égales par ailleurs» excessivement simplificateur.
En effet, les causes du chômage sont multiples, et varient d’un territoire à l’autre. On voit dans le tableau ci-dessous que les zones d’emploi qui connaissent actuellement les plus forts taux de chômage ont des caractéristiques très différentes :


Dans certaines de ces zones, les forts taux de chômage sont sans doute étroitement liés au déclin d’activités industrielles traditionnelles, dans d’autres, comme Montpellier, les créations d’emplois, pourtant nombreuses, ne parviennent pas à suivre les importants apports migratoires, etc.

Si on prend la notion d’enclavement comme une situation caractérisée par l’éloignement par rapport aux grands réseaux de transport, on peut tout au plus penser que de tels territoires vont rencontrer deux types de difficultés :

§ un risque de délocalisation de certaines activités vers des territoires mieux desservis ;
§ des difficultés à attirer de nouvelles activités compte tenu de la concurrence exercée par des territoires plus accessibles.

Dans un contexte où les territoires sont en concurrence pour maintenir et, si possible, développer leurs activités économiques, une mauvaise accessibilité peut constituer un handicap, surtout aujourd’hui où la majorité des territoires sont bien desservis.
Dans ces conditions, un territoire «enclavé» peut connaître un fort taux de chômage, mais il peut aussi bien conserver un taux de chômage modéré résultant de la fuite des actifs vers des zones où ils espèrent trouver plus facilement un emploi.


Veuillez agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de ma considération distinguée.

Signé par le Directeur Régionale de l'Equipement, Alain Budillon

Question de : Coordination Associative 
pouvez-vous nous donner une relation scientifiquement établie entre
le "taux d’enclavement", si tant est que cela ait un sens, et le taux de chômage ?

Réponse :
Marseille le 27 septembre 2005
Mesdames, Messieurs,


Je vous remercie pour votre contribution au débat public Grenoble Sisteron.
Pour répondre à vos questions adressées le 6 septembre 2005 à la Commission Particulière du Débat Public, veuillez trouver les éléments suivants.

Chercher à établir une corrélation entre «enclavement» et taux de chômage est probablement illusoire et relèverait d’un raisonnement «toutes choses égales par ailleurs» excessivement simplificateur.
En effet, les causes du chômage sont multiples, et varient d’un territoire à l’autre. On voit dans le tableau ci-dessous que les zones d’emploi qui connaissent actuellement les plus forts taux de chômage ont des caractéristiques très différentes :


Dans certaines de ces zones, les forts taux de chômage sont sans doute étroitement liés au déclin d’activités industrielles traditionnelles, dans d’autres, comme Montpellier, les créations d’emplois, pourtant nombreuses, ne parviennent pas à suivre les importants apports migratoires, etc.

Si on prend la notion d’enclavement comme une situation caractérisée par l’éloignement par rapport aux grands réseaux de transport, on peut tout au plus penser que de tels territoires vont rencontrer deux types de difficultés :

§ un risque de délocalisation de certaines activités vers des territoires mieux desservis ;
§ des difficultés à attirer de nouvelles activités compte tenu de la concurrence exercée par des territoires plus accessibles.

Dans un contexte où les territoires sont en concurrence pour maintenir et, si possible, développer leurs activités économiques, une mauvaise accessibilité peut constituer un handicap, surtout aujourd’hui où la majorité des territoires sont bien desservis.
Dans ces conditions, un territoire «enclavé» peut connaître un fort taux de chômage, mais il peut aussi bien conserver un taux de chômage modéré résultant de la fuite des actifs vers des zones où ils espèrent trouver plus facilement un emploi.


Veuillez agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de ma considération distinguée.

Signé par le Directeur Régionale de l'Equipement, Alain Budillon

Question de : Coordination Associative 
Périurbanisation

A t-on des données précises, en cas de réalisation d’une infrastructure autoroutière, sur ses effets en termes d’urbanisation et de modification de la structure de la population pour les zones rurales traversées, comme le Trièves par exemple ? Notamment, comment évoluerait le pourcentage de résidents secondaires et celui des actifs travaillant à l’extérieur de leur territoire ?


Economie locale

A t-on des données précises sur le devenir des commerces et services locaux existants, en cas de réalisation d’une infrastructure autoroutière ?

Réponse :
Marseille le 20 Sepmtebre 2005
Mesdames, Messieurs,


Je vous remercie pour votre contribution au débat public Grenoble Sisteron.
Pour répondre à vos questions adressées à la Commission Particulière du Débat Public, veuillez trouver les éléments suivants.

Péri-urbanisation :
Les travaux réalisés par les observatoires socio-économiques tendent à montrer qu’aucune règle n’existe : exemples et contre-exemples se côtoient.
À titre d’illustration, l’A39 (Dôle – Bourg en Bresse) n’a pas eu d’effet significatif sur les dynamiques de localisation de l’habitat ni sur le rayonnement des villes. À l’inverse, dans le cas de l’A16 (Amiens – Boulogne sur mer), certains secteurs ont connu une croissance démographique significative, alors que d’autres voyaient se développer la construction de résidences secondaires (Côte d’Opale).
Il est probable qu’une autoroute telle que l’A51 dans sa partie nord, permettant de se rendre plus facilement dans une grande agglomération (pôle d’emploi) telle que Grenoble, peut favoriser des déplacements domicile/travail sur une plus grande distance. Toutefois il paraît difficile de quantifier précisément le phénomène, dans la mesure où de nombreux autres facteurs peuvent entrer en jeu (marché immobilier, localisation des emplois dans l’agglomération, acceptabilité du péage pour des déplacements quotidiens, etc.).

Effets sur l’économie locale :
Concernant le devenir des commerces et services locaux, plusieurs cas peuvent se présenter. Les activités liées à une clientèle de passage voient cette clientèle leur échapper quand on réalise un axe autoroutier ou une déviation d’agglomération. Mais – si ce type de problème n’est pas à négliger – il ne concerne qu’une minorité d’entreprises. Des territoires à dominante rurale, comme le Trièves ou le Champsaur par exemple, disposent de services de base (commerces, artisans, médecins, etc.), généralement groupés dans un bourg centre, dont l’essentiel de la clientèle est composé de résidants, auxquels s’ajoutent à certaines périodes de l’année un certain nombre de touristes.
Pour ce type d’activités, la proximité semble un atout suffisamment important pour qu’ils n’aient pas à craindre une fuite de clientèle.

Veuillez agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de ma considération distinguée.
Signé par le Directeur Régional de l'Equipement Alain Budillon

Question de : LECOMTE CHRISTINE
Le Champsaur n aura rien à gagner à être saccagé par une autoroute ...les automobilistes le traverseront sans s arrêter....ceux du Nord pour accéder aux stations du Briançonnais Vallouise et à la Provence et ceux du Sud pour accéder aux stations de l Isère et des Savoies....L'environnement Champsaurin est à préserver absolument....c 'est ce qui fait notre richesse....assez de mépris pour les gens soucieux d 'écologie....J'invite aimablement Mr Festa maire de St-Bonnet à surveiller ses propos.........Une enfant du pays

Réponse :
Madame,
Le Champsaur, vallée ouverte sur le monde et sur l'Avenir, est capable avec
ses stations de ski, le Parc National des Ecrins, d'accueillir des touristes
qui pourront rejoindre leur lieu de vacances par un moyen de transport sûr
et moderne. Les agriculteurs pourront vendre leurs produits, soit sur place,
soit vers les grandes métropoles LYON GRENOBLE sans que le coût transport ne
devienne prohibitif.
Non, Madame, je ne veux pas "saccager" le Champsaur mais seulement donner
les moyens à mes enfants d'y vivre.
Vous qui êtes désservie par des autoroutes, des trains, d'un aéroport,
pourquoi vouloir nous "parquer" dans une réserve ?, pour venir admirer des
paysans avec un béret et une "blode" qui moissonnent à la faucille et font
la traite à la main ?. Cela, nous l'organisons toutes les années, le 2ème
dimanche d'Août pour la Fête du Terroir, au plaisir de vous y rencontrer...
Je vous prie d'agréer, Madame, l'expression de mes salutations distinguées.
Le Maire,
JP. FESTA

Question de : LEFEVRE Dominique
N'ayant pu assister à la réunion de débat public organisée à Saint-Bonnet en Champsaur , je me permets d'apporter ma contribution au débat.

Le Champsaur est une zone à forte vocation touristique. Si l'on persévère dans l'option autoroutière par l'est, le tourisme du Champsaur va migrer vers des zones périfériques, plus à l'abri des flux et du trafic. Pour survivre, le Champsaur devra trouver un substistut, une autre activité économique induite par le passage d'une autoroute : industrie? Peut-on vraiment s'asseoir sur tous les efforts déjà réalisés en matière de développement touristique dans le Champsaur et miser sur une hypothétique implantation industrielle du fait de la proximité d'une autoroute?

Le tourisme d'été n'est pas forcément le même que le tourisme d'hiver. Une autoroute peut favoriser l'accès aux stations des Hautes Alpes en hiver depuis le nord, le problème du sud étant déjà réglé avec l'autoroute jusquà La Saulce aux portes de Gap, seule une rocade du sud vers le nord évitant la traversée de Gap étant nécessaire.

Le tourisme d'été en montagne est sensiblement différent de celui qui en hiver cherche à rejoindre rapidement une station. Il est au contraire à la recherche de zones que vous appelez "enclavées" et c'est leur enclavement qui fait tout leur charme et leur potentiel attractif.

Au contraire d'une autoroute, un bon aménagement routier de la RN 85 valoriserait le Champsaur en facilitant et en sécurisant son accès au tourisme par le nord (viaduc à Pont Haut au sud de La Mure, déviation de Corps) et par le sud (rocade de Gap pour en faciliter la traversée qui est difficile même hors vacances scolaires avec la seule circulation des Gapençais aux heures de pointe).

Cette solution faciliterait le trajet des Gapençais jusqu'à Grenoble en diminuant risques et temps de trajet tout en préservant la richesse du Champsaur, son économie étroitement liée à la qualité de son environnement et son avenir. Elle bénéficierait également aux Champsaurins qui utiliserait un réseau routier sécurisant et pratique pour des trajets quotidiens sur courtes distances au contraire d'une autoroute chez eux mais pas pour eux!

Le gain de temps sur le trajet étant manifestement le liet motiv des politiques, essayons de recalculer ces gains en appliquant les limitations de vitesse futures, à l'horizon 2020. Peut-on encore prétendre gagner plus que quelques minutes sur un trajet Gap-Grenoble sachant que, partant du centre de Gap, il faudra d'abord partir vers l'est (et pas le nord), traverser la grande zone commerciale de Gap qui se trouve bien évidemment sur cette sortie et qui est la plupart du temps déjà très encombrée à cause de l'implantation de deux hypermarchés, rejoindre La Batie Neuve où se trouve l'échangeur permettant d'entrer sur l'autoroute. Il faudra encore intégrer à l'arrivée à Grenoble la circulation et les embouteillages caractéristiques en périférie des grandes agglomérations.

Venons-en à l'argument du délestage du trafic sur l'A7 même si certains partisans de l'autoroute se défendent de ce point de vue. La situation en Vallée du Rhône est sans aucun doute catastrophique pour les usagers de l'autoroute, pour les riverains et l'environnement. Quel Haut Alpin peut-il prétendre vouloir reproduire le même scénario dans sa région? Les scénarios autoroutiers et les tunnels routiers en montagne sont tous les mêmes ( Alpes du Nord, Pyrénées): camions...enfer!

Ne pourrions-nous pas réfléchir à une autre solution? Et si l'on pariait sur la qualité de vie? Quand aura-t-on un train digne de ce nom jusqu'à Gap et Briançon, une liaison rapide (pourquoi pas un TGV?) de Gap vers Paris?, vers Marseille? La désertion des trains vient de leur manque de performance . Les TGV n'ont jamais de problèmes de remplissage là où ils existent et quelque que soit leur destination.

Si nous étions directement appelés à voter pour l'une ou l'autre solution, je choisirais l'aménagement des deux nationales et une généralisation du ferroutage partout où les aménagements ferroviaires le permettent. Je ne souhaite l'autoroute pour personne.

Aurons-nous le droit de vote?

Question de : EYNIEM Pierre
Le blocage du projet me semble lié une obstination difficilement compréhensible de voir à tout prix que cette autoroute passe à l'est de Gap. S'il s'agit de desservir Gap, pourquoi la faire passer à 10km de la ville? S'il s'agit de desservir les stations de ski, il est évident qu'il aurait été plus rentable de se battre pour l'aménagement du carrefour de Tallard et qu'il sera plus efficace d'en améliorer des voies d'accès, en commençant par les nationales,. S'il s'agit d'une autoroute devant desservir les villages et les lieux touristique du 05, l'investissement est un peu disproportionné….
Pour moi, le problème n'est pas le seul désenclavement du 05, c'est l'ouverture de Grenoble vers le Sud, de la liaison PACA /Rhône Alpes, avec toutes les promesses de développement que cela comporte, pour le 05 entre autre, mais pour le 04 aussi, comme pour les autres départements de la région. Je regrette vivement que l'on nous ait fait perdre 20 ans et personnellement, je ne souhaite pas que mes impôts, locaux en particulier, servent à subventionner le surcoût d'un passage par l'ouest de Gap, très discutable, alors que notre région a un cruel besoin d'investissement dans des infrastructures de transport urgentes. Et je ne doute pas que s'il continue à y avoir du soleil (c'est sûr) et de la neige (c'est beaucoup moins sûr malheureusement) les skieurs provençaux continueront à préférer les stations des nos amis hauts alpins.

Question de : Leras Gérard
Desserte de Gap ou autoroute ?

L’examen des besoins, qui en aucun cas ne laisse apparaître une nécessité autoroutière, montre par contre un problème de desserte et de circulation périurbaine. Les besoins en investissements ne se situent-ils pas plutôt dans une rocade à Gap ?

Réponse :
Marseille le 19 Octobre 2005
Monsieur Gérard LERAS,


Je tiens à vous remercier pour votre contribution au débat de la liaison entre Grenoble et Sisteron.
Pour répondre à votre question adressée à la Commission Particulière du Débat, veuillez trouver les éléments suivants.


1 – Liaison TGV Marseille - Grenoble
L’électrification de la liaison Grenoble – Valence mettant Grenoble et Marseille à 2 heures de parcours est assurément un projet très intéressant.
Par rapport aux précédentes liaisons à grande vitesse déjà mises en service, l’expérience montre que :

§ le report modal de l’avion vers le TGV peut atteindre des proportions importantes : ainsi, la mise en service du TGV Méditerranée (Lyon – Avignon – Aix – Marseille) a fait passer la part modale du train de 60 à plus de 70% par rapport à l’avion ;

§ les reports de la route vers le ferroviaire, s’ils sont loin d’être négligeables, ne changent cependant pas beaucoup la répartition modale : on estime ainsi que le délestage de l’autoroute A7 suite à la mise en service de la LGV Méditerranée est de l’ordre de 1000 véhicules/jour, à comparer aux 65 à 75 000 véhicules /jour supportés par cette même autoroute.

Ce projet d’amélioration des liaisons ferroviaires Marseille – Grenoble a été pris en compte dans l’étude de trafic par une minoration des taux de croissance des trafics routiers entre ces deux agglomérations.

2 – Desserte de Gap
Une rocade est effectivement prévue à Gap, et a été prise en compte dans le réseau de référence de l’étude de trafic A51.
Cette rocade, d’une longueur de 9 km, aura des caractéristiques de voie urbaine. Elle permettra de relier les RN85, 94 et RD 994) et doit à la fois faciliter les échanges entre le Nord et le Sud de la ville, et desservir les zones d’habitat, les pôles d’activités actuels et futurs ainsi que les quartiers résidentiels périphériques.

Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée.
Pour le Directeur Régional de l'Equipement Dominique Sudre Montoya

Question de : MATHIEU Maurice
- L’autoroute A51 est une question de vie ou de mort pour le Champsaur- Valgaudemar, ainsi que l’aménagement de la R.N. 85 est en priorité le passage de Pont Haut qui doit être remplacé par un Viaduc de 500 à 600 m de portée.
- Pourrait-t-on m’expliquer pourquoi l’on a fortement pénalisé le tracé par le Champsaur, depuis le refus par la ville de Gap c’est-à-dire les Essagnières en 90 ou 1991. De toute façon le tronçon La Saulce Montgardin est une obligation évidente.

Réponse :
Marseille le 20 Octobre 2005
Madame,

Je vous remercie pour votre contribution au débat public Grenoble Sisteron.
Pour répondre à votre question écrite déposée lors de la réunion de Mens, veuillez trouver les éléments suivants.

Le tracé par le Champsaur n’a pas été pénalisé, mais présente effectivement quelques difficultés particulières, en particulier des ouvrages exceptionnels tels que le tunnel du Farraut et le viaduc de la Souloise, ouvrages qui expliquent en grande partie le surcoût de cette solution par rapport à celle passant par le col de la Croix Haute.

Concernant l’éventualité d’un passage par Gap, une solution avait été envisagée contournant l’agglomération par l’ouest (secteur de Charance), pour ensuite se diriger vers le col Bayard. Cette solution a rapidement été abandonnée pour des raisons environnementales et parce que trop proche de secteurs urbanisés ou destinés à l’être.

Pour ce qui est du tronçon la Saulce – La Bâtie Neuve, il convient de rappeler qu’il est commun aux projets est et ouest de Gap :
§ comme une section de l’autoroute entre la Saulce et Grenoble dans la solution est ;
§ sous la forme d’une « antenne » autoroutière se terminant à la Bâtie Neuve où elle se raccorde à la RN94 dans la solution par l’ouest.
Pour le Directeur Régional de l'Equipement Dominique Sudre Montoya

Question de : Nicolas Pierre
Y aura-t-il une liaison (voie rapide, par exemple) Autoroute-La Mure ?

Réponse :
Marseille le 19 Octobre 2005
Monsieur,


J’ai l’honneur d’accuser réception de votre question déposée lors de la réunion du 15 Septembre à Corps.

Je tiens à vous remercier pour votre contribution au débat de la liaison entre Grenoble et Sisteron et pour l’expression de votre opinion.

En réponse à votre question sur une liaison entre l’autoroute et La Mure, je vous précise qu’à ce jour, il n’est pas prévu de réaliser d’infrastructure nouvelle sur cette liaison.

Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée.
Pour le Directeur Régional de l'Equipement, Dominique Sudre Montoya

Question de : ROBERT HERVE
BONJOUR!

JUSTE UNE QUESTION L 'UBAYE EST ELLE PRIVEE DU DEBAT PUBLIC! ET EST CE QUE L UBAYE AURA LE DROIT DE CITER DANS UNE IDEE EVENTUELLE DE DESENCLAVEMENT !
nous vivons du tourisme et nous sommes de plus en plus saisonniers!!!le tourime va t il nous passer sous le nez sans que nous ne disions rien!pourquoi le 05 va t il encore nous manger la laine sur le dos! le 05 se structure au détriment de l'Ubaye et sincérement aujourd 'hui cela suffit!!!notre tissu économique est en totale destruction! un peu d énergie et de passage supplementaire serai une bonne mane pour la vallée de l Ubaye qui est encore une fois oublié par les politiques !au nom de l 'aménagement du territoire et au nom de l'égalité pour tous de pouvoir vivre autre chose que du saisonnier!nous ne comptons pas nous laisser faire!!!!!Hervé ROBERT

Question de : garino nadine
Par la presse et la radio, nous sommes au courant du débat public relatif au projet de liaison autoroutier entre grenoble et Sisteron. Nous constatons que deux territoires sont très présents, le sisteronais et le gapençais. L 'Ubaye aurait elle été rayée de la carte de France? pourquoi les élus et les reponsables du Gapençais qui défendent le tracé par l'est, trés favorable à la l'Ubaye n'ont ils pas demandé notre soutien? que font ils du réseau avec l'Italie?

Réponse :
Question transmise au maître d'ouvrage la DRE PACA, en attente de la réponse.

Question de : fortune eric
Pourquoi refuserait-on l'achevement de la seule autoroute des Alpes du Sud au nom de l'idéologie écologiste et immobiliste à vouloir transformer les Alpes du Sud en sanctuaire de loups ?

Et pourquoi