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Les questions et leurs réponses

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Question n°46
Ajouté par Serge TISSOT (Achères), le 03/10/2014
[Origine : Réunion publique ]

Quelles possibilités d'autoroutes dans le cadre de l'OIN ? Quel avenir à 30-40 ans du port alors que le port de Gennevilliers périclite ?

La réponse de La maîtrise d’ouvrage, le

1-       Concernant l’OIN et les projets autoroutiers :

L’Opération d’Intérêt National Seine Aval, coordonnée par l’établissement public d’aménagement du Mantois Seine Aval, ne prévoit pas de projets autoroutiers mais le développement de quartiers d’activités, de logement ou de rénovation urbaine.

Le seul projet autoroutier connu à ce jour sur le territoire de la Confluence est le projet de prolongement de l’autoroute A 104, dont les décisions relèvent de l’État. A la suite du rapport de Commission Mobilité 21 du 27 juin 2013, commission chargée de définir les priorités sur les grands projets d’infrastructure sur le territoire national, il apparaît que le prolongement de l’A104 ne pourrait être réalisé avant 2030. Il n’est pas lié au projet Port Seine-Métropole Ouest, qui est indépendant du devenir du prolongement de l’autoroute A 104.

 

2-       Concernant les perspectives de développement économique après l’exploitation des carrières (dès 2039) :

Les besoins de la métropole parisienne en matière de construction vont perdurer. Les activités de transformation de granulats développées sur Port Seine-Métropole Ouest resteront donc pertinentes. Les activités économiques envisagées à ce stade du projet, sont donc :

•         la poursuite des activités du BTP utilisatrices de granulats, issus de la façade maritime ou du nord de la France (traitement, transformation, etc.) ;

•         le secteur de la valorisation de matériaux de déconstruction et des chantiers de travaux publics ;

•         des activités d’appuis et de services aux entreprises, tournées vers la ville et le port (location de matériels, ateliers, bureaux, laboratoires, etc.).

Il s’agit toujours principalement d’activités ne générant pas de flux routiers significatifs, car utilisatrices des modes fluvial et ferroviaire.

 

Port Seine-Métropole Ouest est en effet stratégiquement positionné sur les itinéraires d’approvisionnement en granulats, de cette partie Ouest de l’Ile-de France, par la voie d’eau et le fer. Cela pourrait concerner les calcaires durs venant du Nord par voie ferrée ou fluviale (avec une plus forte attractivité de la voie d’eau en cas de réalisation du canal Seine Nord Europe) ou les sables et graviers de la façade maritime en remontant l’axe Seine.

 

3-       Concernant Gennevilliers :

Gennevilliers est la première plateforme portuaire en Ile-de-France, avec un trafic annuel de l’ordre de 3,6Mt en 2013. Plus de 270 entreprises générant quelques 6 à 8 000 emplois directs l’ont déjà choisi pour son dynamisme et sa desserte exceptionnelle aux portes de Paris. Preuve de ce dynamisme, l’ensemble des partenaires a récemment approuvé le Schéma d’Orientation et de Développement Durable (SODD), un plan d’actions ambitieux qui fixe les exigences environnementales et les ambitions économiques du port pour les 15 années à venir.

Question n°47
Ajouté par Jean DELAUNAY (Conflans-Sainte-Honorine), le 03/10/2014
[Origine : Réunion publique ]

Quel est l'impact prévisible sur la circulation dans le périmètre du confluent et sur le trafic fluvial, et donc sur l'entretien des berges qui incombe aux propriétaires des berges, en majorité des collectivités locales ?

La réponse de La maîtrise d’ouvrage, le

Le trafic fluvial attendu serait de l’ordre de 4 bateaux par jour, ce qui représenterait un trafic fluvial supplémentaire limité sur la Seine, si on compare au trafic actuel de 30 à 40 bateaux. Son influence sur l’entretien des berges est également limitée, sachant que les principales dégradations sont entrainées par les crues. L’entrée du port est à proximité du barrage et des écluses d’Andrésy où la vitesse des bateaux est faible à l’approche des ouvrages. Dans ces conditions, les manœuvres d’accès au bassin intérieur du port (la darse) seront facilitées.

Dans le périmètre du projet, Ports de Paris prévoit de renaturer les berges qui seront par la suite entretenues par l’Établissement.

Question n°48
Ajouté par Jean-Pierre LACOMBE (Conflans-Sainte-Honorine), le 03/10/2014
[Origine : Réunion publique ]

Comment sont coordonnés les projets Grand Paris Seine Aval, Canal Seine Nord Europe, Plate-forme multimodale et A104 ?

La réponse de La maîtrise d’ouvrage, le
  • Concernant les liens entre le projet PSMO et le projet de prolongement de l’A104

La plateforme multimodale Port Seine-Métropole Ouest est dédiée aux activités BTP, très utilisatrices des moyens de transport fluviaux et ferroviaires : c’est donc un projet autoportant compatible avec le réseau routier existant et qui ne nécessite en conséquence aucune infrastructure routière nouvelle.

  •  Concernant les liens entre le projet PSMO et le projet de canal Seine Nord Europe

Le projet Port Seine-Métropole Ouest est conçu, du point de vue de sa programmation économique, pour être autoportant, et constitue donc un projet indépendant du canal Seine-Nord Europe. Néanmoins, la réalisation du canal Seine-Nord Europe bénéficierait sans doute au projet, puisque ce dernier est situé à la confluence de la Seine et de l’Oise, c’est-à-dire au débouché de celui-ci.

  •  Quel lien entre le projet PSMO et la communauté d’agglomération Grand Paris Seine Aval ?

Avec le port de Limay et la réalisation du projet Port Seine-Métropole Ouest, la communauté d’agglomération Grand Paris Seine Aval bénéficierait dans son périmètre de deux plateformes multimodales complémentaires, génératrices d’emploi et de développement économique.

 La programmation économique de Port Seine-Métropole Ouest (construction et travaux publics) et son objectif de report modal* répond à un véritable besoin du Grand Paris, notamment pour garantir une chaîne logistique durable pour la construction des logements et des nouvelles lignes de transport en commun. La plateforme de Limay a pour moteur principal de développement les éco-industries.

* On appelle report modal l’action de transférer une part du transport routier vers les modes de transports alternatifs comme le fleuve et le fer.

Question n°56
Ajouté par Michel LEBRETON (ANDRESY), le 03/10/2014
[Origine : Site internet ]

Bonjour, Il est impossible d'ouvrir les différents fichiers PDF mis en ligne, une fois qu'ils ont été téléchargés, message d'erreur indiquant que le fichier est endommagé... Michel LEBRETON

La réponse de La CPDP, le

Il semblerait que, sur certains ordinateurs, certains fichiers mis à disposition sur le site du débat PSMO ne soient pas reconnus. Il faut dans ce cas configurer manuellement l’association entre le fichier téléchargé et le logiciel correspondant, par exemple Acrobat Reader ou un logiciel équivalent pour les fichiers PDF.

Si vous ne parvenez pas à résoudre ce problème, n’hésitez pas à contacter notre secrétariat général qui pourra vous fournir les documents souhaités.

Question n°37
Ajouté par Bruno DELECOLLE (Saint-Germain-en-Laye), le 02/10/2014
[Origine : Courrier ]

Le port a-t-il pour objectif le transport des granulats extraits sur place ou doit-il servir à l'approvisionnement par voie fluviale de granulats en provenance d'autres sites ? Quel serait alors l'impact sur les voies routières à proximité ? Merci.

La réponse de La maîtrise d’ouvrage, le

 Dans un premier temps, le port a pour objectif le transport des granulats extraits sur place.

Pendant cette première période d’exploitation des granulats de la plaine, le port ferait baisser le nombre de camions par rapport à la situation de référence, c’est-à-dire la situation future la plus probable sans le projet : avec Port Seine-Métropole Ouest, il y aurait 65 camions en moins par jour (avec la carrière Ouest actuellement en exploitation), et jusqu’à 450 camions en moins par jour (dans l’hypothèse du lancement des carrières à l’est de la RN184).

Après l’extinction du gisement local, les activités de transformation des granulats (sables et graviers) pourraient perdurer grâce à un approvisionnement, par voie fluviale et voie ferrée, de granulats en provenance d'autres sites.

Dans ce deuxième temps, la transformation de granulats sur site serait maintenue au même rythme et le trafic routier serait de ce fait inchangé par rapport à celui de la phase d'exploitation des sables et graviers de la plaine d'Achères.

Question n°38
Ajouté par Antoine BOCQUEL (Saint-Germain-en-Laye), le 02/10/2014
[Origine : Courrier ]

Ce projet va générer une forte augmentation du trafic routier sur les axes N184 et par extension sur la D113. Serait-il envisageable de couvrir celle-ci par un toit afin de la transformer en tunnel entre St Germain, rue Franklin Roosevelt et l'avenue du Général Leclerc au Pecq ? Ceci permettrait de réduire les nuisances sonores et éventuellement de développer un tramway le long des quais de Seine (le port Marly) jusqu'à la gare de la grande ceinture et/ou à Chambourcy.

La réponse de La maîtrise d’ouvrage, le

Le projet de Port Seine-Métropole Ouest ne génèrerait pas une forte augmentation du trafic routier. Il vise au contraire à favoriser la voie fluviale pour le transport des granulats (sables et graviers) extraits de la plaine d’Achères et le remblaiement des carrières. Pendant la période d’exploitation des granulats de la plaine, les études préalables montrent que le port ferait baisser le nombre de camions par rapport à la situation de référence, c’est-à-dire, la situation future la plus probable sans le projet. Ainsi, avec Port Seine-Métropole Ouest, il y aurait 65 camions en moins par jour avec la carrière Ouest (actuellement en exploitation), et jusqu’à 450 camions en moins par jour (dans l’hypothèse de lancement des carrières à l’est de la RN184).

Sur votre suggestion de couverture de la D113 (RN13 entre la RN184 et la RN 186), Ports de Paris n’est pas habilité à se prononcer sur un tel projet dont il n’assurerait pas la maîtrise d’ouvrage. Il ne correspond ni à ses missions, ni à ses métiers.

Question n°39
Ajouté par Hélène ROUX (Saint-Germain-en-Laye), le 02/10/2014
[Origine : Courrier ]

1. Quel type d'emplois vont être créés ? 2. Impact sur le trafic routier de la N184 ?

La réponse de La maîtrise d’ouvrage, le

 1.       Concernant les types d’emplois créés

Au-delà des emplois générés par les travaux, les emplois créés seraient liés aux activités économiques envisagées à ce stade, à savoir :

  • les activités du BTP utilisatrices des granulats (sables et graviers), à même de trouver entre elles des synergies - traitement et criblage des granulats, production de béton prêt à l’emploi, négoce de granulats et de produits BTP, production et négoce de matériaux pour la construction de chaussées ;

  • le secteur de la valorisation de matériaux de déconstruction et des chantiers de travaux publics ;

  • la production d’éléments préfabriqués, de produits semi-finis pour la construction ;

  • des activités d’appuis et de services aux entreprises, tournées vers la ville et le port - location de matériels, ateliers, bureaux, formation, recherche.

Les types d’emplois concerneraient donc les activités de production et de manutention, de services, d’ingénierie, de vente, de gestion…

 

2.       Concernant l’impact routier sur la RN184

Pendant la période d’exploitation des granulats de la plaine, le port ferait baisser le nombre de camions par rapport à la situation de référence, c’est-à-dire la situation future la plus probable sans le projet : avec Port Seine-Métropole Ouest, il y aurait 65 camions en moins par jour (avec la carrière Ouest actuellement en exploitation), et jusqu’à 450 camions en moins par jour (dans l’hypothèse du lancement des carrières à l’est de la RN184).

L’impact sur la RN 184 serait le suivant  au niveau du pont de Conflans-Sainte-Honorine :

  • moins 17 poids lourds/heure/sens, soit 12% de réduction du nombre de poids lourds, à l’heure de pointe du matin avec l’exploitation actuelle de la carrière à l’ouest du RER A ;

  • jusqu’à moins 45 poids lourds/h/sens, soit 25% de réduction du nombre de poids lourds, à l’heure de pointe du matin avec le lancement de l’exploitation du gisement à l’est de la RN184.

Question n°40
Ajouté par Maryvonne VIDAL (Andrésy), le 02/10/2014
[Origine : Courrier ]

Ma crainte : que ce projet défigure Andrésy et les environs. Sur le papier, tout est toujours très bien. Mais au final ?

La réponse de La maîtrise d’ouvrage, le

Avant tout, Ports de Paris aménage, réhabilite et exploite des ports dans la durée : ce sont ses métiers et son expertise. Depuis 10 ans, l’établissement public a entrepris une politique ambitieuse de réaménagement de ses ports selon des exigences environnementales et des principes d’intégration poussés : gestion différenciée des espaces paysagers pour préserver la biodiversité, suivis et recensement de la flore et de la faune, intégration des ports dans leur environnement en créant ou en restructurant les trames viaires, co-élaboration des nouveaux outils pour prescrire aux entreprises installées sur les ports les règles architecturales paysagères et d’exploitation… Les Schémas d’orientation et de développement durable (exemple du port de Limay document n°2 à consulter ici) ou la charte Sable en Seine (document n° 4 à consulter ici), en constituent des garanties concrètes.

 

L’établissement public Ports de Paris aménage ses ports en concertation avec les élus, les entreprises et les riverains. Par ailleurs, l’établissement sélectionne les entreprises pour venir sur les ports au terme d’appels à projet. Les critères de sélection se basent notamment sur le volume de transport fluvial, mais aussi la qualité architecturale, paysagère et environnementale de leurs installations. Une fois ses ports aménagés, il en devient le gestionnaire et s’assure de la qualité de l'exploitation, de l'entretien, de la sécurité des ports sur le long terme. Ce sont les quatre agences de proximité de Ports de Paris qui gèrent son réseau de ports au quotidien, en contact direct avec les collectivités territoriales.

 

Pour Port Seine-Métropole Ouest, Ports de Paris a pour objectif de construire un port-paysage permettant de préserver et de renaturer les berges de Seine et de les ouvrir aux circulations douces (piétons, vélos...). Il y aurait donc une densification du végétal (berges, le parc des Hautes Plaines, etc.). De manière générale, Port Seine-Métropole Ouest serait de nature à valoriser les panoramas depuis la colline de l’Hautil, les coteaux d’Andrésy et de Conflans-Sainte-Honorine. De nouvelles vues seraient également créées depuis la rive droite. Les infrastructures portuaires seront organisées autour d’une darse (bassin intérieur) et non pas en bord de Seine. Elles seront donc peu visibles.

Question n°41
Ajouté par Isaac FRANCHETEAU (Conflans-Sainte-Honorine), le 02/10/2014
[Origine : Courrier ]

L'A184 sera-t-il remis sur la table ?

La réponse de La maîtrise d’ouvrage, le

Non, le projet portuaire Port Seine-Métropole Ouest est totalement indépendant du projet de l’A104. Il est également conçu de manière à être autoportant et donc sans surcharge du réseau routier local (vocation : secteurs de la construction et des travaux publics fortement utilisateurs de la voie d’eau)

L’un des objectifs du projet est de favoriser le report du trafic routier sur le fleuve. Il a donc un impact positif sur le réseau routier actuel, en le déchargeant d’une partie de son trafic poids-lourds liée à l’exploitation de la carrière. En tout état de cause, Ports de Paris retiendra l’implantation d’entreprises dont l’activité utilise fortement le fluvial et le fer, pour être compatible avec le réseau routier existant.

Question n°42
Ajouté par Annick EVEN (Conflans-Sainte-Honorine), le 02/10/2014
[Origine : Courrier ]

Les Conflanais vont-ils payer pour ce grand projet ?

La réponse de La maîtrise d’ouvrage, le

Les Conflanais ne financeront pas la réalisation du projet Port Seine-Métropole Ouest.

S’il se faisait, le projet Port Seine-Métropole Ouest serait financé par Ports de Paris. Propriétaire de ses ports, l’établissement reçoit des loyers des entreprises utilisatrices de ses terrains. La situation financière de Ports de Paris est aujourd’hui suffisamment saine, en termes d’autofinancement et de capacité d’endettement, pour lui permettre d’assumer cet investissement programmé sur une vingtaine d’années.

Par ailleurs, le projet et ses aménagements rentreraient dans les objectifs d’autres acteurs susceptibles de compléter son financement, dans le prolongement des subventions déjà accordées pour les études préalables :

o   l’Union Européenne au titre du réseau transeuropéen de transport ;

o   la Région Ile-de-France dans le cadre de la contractualisation État-Région.

Le projet aura par ailleurs des retombées fiscales positives pour les collectivités territoriales.

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