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Question n°623

Voiture électrique et énergie

Ajouté par Michel ANONYMISé (MEYZIEU), le
[Origine : Site internet]

Le développement de la voiture électrique, présenté comme vertueux sur l'émission de CO2, va mécaniquement augmenter le besoin en production d'électricité. Le développement des ENR, par définition intermittentes et non sécurisées, permettra-t-il de compenser cette augmentation, ou est-ce que c'est l'énergie nucléaire qui assurera ces besoins en énergie ?

Commentaire : Il est étonnant que les opposants au nucléaire et défenseur de la voiture électrique ne voient pas cette apparente contradiction. Aujourd'hui c'est l'énergie nucléaire qui fournit l'énergie des voitures électriques "nucléaires".

Date de la réponse:
Réponse de La maîtrise d’ouvrage, le
Réponse:

Le secteur des transports a contribué, en 2015, à hauteur de 29,7% aux émissions de gaz à effet de serre françaises, avec 93% des émissions provenant du mode routier. L’enjeu de la question que vous soulevez est donc particulièrement important. Dans ce contexte, le développement du véhicule électrique contribue à réduire les émissions de gaz à effet de serre, à condition de maintenir un mix électrique faiblement carboné.

 Les véhicules électriques présentent en outre l’avantage de ne pas rejeter de polluants dans l’air lorsqu’ils roulent. Les atouts des véhicules électriques pour réduire la pollution de l'air, en particulier dans les villes, sont ainsi largement reconnus : ils permettent d’améliorer significativement la qualité de l’air en réduisant la quantité de particules fines et d’oxyde d’azote actuellement rejetés par les véhicules thermiques. 

 La mobilité électrique constitue en conséquence une des priorités du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire. Plusieurs mesures visant à promouvoir le déploiement du réseau d’infrastructures de recharge pour les véhicules électriques sont déjà en place. Ces mesures ont d’ores et déjà permis une augmentation progressive des ventes de véhicules particuliers électriques et hybrides rechargeables en France. En 2017, le total des véhicules électriques immatriculés en métropole s’est élevé à 106 449, en augmentation de 33% par rapport à l’année 2016.

 Pour l’avenir, tous les scénarios étudiés par RTE et présentés dans le dossier du maître d’ouvrage prennent en compte un développement important des véhicules électriques à l’horizon 2035. Ainsi dans le scénario Ampère, RTE prévoit par exemple le déploiement de 15 millions de véhicules électriques. En parallèle et compte tenu du développement des énergies renouvelables, l’équivalent de 16 réacteurs nucléaires de 900MW peuvent être mis à l’arrêt et les émissions de gaz à effet de serre du secteur électrique sont réduites par rapport à 2016. Il est donc possible de développer de manière importante le véhicule électrique tout en réduisant la part du nucléaire en France.