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Question n°251

Les coûts d'investissement du projet

Ajouté par Patrick C. (Toulouse), le
[Origine : Site internet]
Le coût du projet

Les coûts d'investissement de la 3ème ligne de métro ne seraient-ils pas sous-estimés ?

A ce jour les coûts d'investissement de la 3ème ligne de métro sont estimés à :

- 1720 M€ pour la section Airbus Colomiers à Airbus D&S (17 stations, 21 km) soit 82 M€ du km.

- 2128 M€ pour l'ensemble du projet de Colomiers gare à Labège (21 stations, 28 km) soit 76 M€ du km.

Or, pour rappel, les coûts d'investissement de la ligne B du métro toulousain ont été arrêtés en 2007 à :

- 1390 M€ (20 stations, 15,7 km) soit 88,5 M€ du km (en € 2007) Cf.: http://www.midimobilites.fr/tisseo/le-metro/lignes-de-metro/ligne-b/ 

En 2014, dans une étude sur le chiffrage de cette promesse de campagne (http://www.electionsmunicipales2014.fr/toulouse_jeanlucmoudenc_proposition_moudenc-construire-une-troisieme-ligne-de-metro), l'Institut Montaigne rappelait que « dans le cadre de la ligne B du métro toulousain, le coût total d’investissement final avait été de 27,1 % supérieur aux prévisions initiales ». 

Et de chiffrer à 390 millions d’euros le surcoût possible de cette 3ème ligne de métro estimée alors entre 1190 M€ et 1440 M€ pour 17 km de ligne nouvelle. L'Institut Montaigne notait également que les charges d’exploitation du Syndicat mixte des transports en commun (SMTC) progressent plus rapidement que les recettes, et que la dette de Tisséo a été multipliée par 2,4 entre 2003 et 2010.

Or, le SMTC financerait le projet aux trois quarts, le reste l’étant par l’État (14%) et les collectivités locales (14%).

D'autre part, les coûts d'investissement la ligne B du métro à Rennes (http://metropole.rennes.fr/politiques-publiques/grands-projets/ligne-b-de-metro-le-projet/) ont été de 1194 M€ au 01/2010 pour 15 stations et 12,8km, soit 93 M€/km (en € 2010), pour des proportions tunnel/aérien à peu près équivalentes (60% en tunnel et 40% en aérien pour les 2 projets).

Comment est-il possible, en 2016, d'avoir des coûts estimatifs pour cette troisième ligne de métro (76 à 82 M€ du km) inférieurs au coûts de la ligne B (88,5 M€ du km en 2007) et de la ligne B du métro de Rennes (93M€ du km en 2010) ?

Ces coûts d'investissement ne seraient-ils pas sous-estimés ? Dans le cas d'un dépassement probable et classique qui pourrait atteindre 25% (exemple de la ligne B) comment serait assumer ce surcoût dans la mesure où le SMTC-Tisséo possède encore, en 2016, un encours de dette d'environ 1400 M€ ?

Pour un investissement d'un tel montant et qui, même sans compter d'éventuels dépassements de budget, devrait porter l'encours de dette du SMTC-Tisséo à environ 2800 M€, ne serait-il pas possible d'étudier des solutions alternatives ?

Date de la réponse:
Réponse de La maîtrise d’ouvrage, le
Réponse:

Bonjour,

Tout d'abord, nous vous invitons à prendre connaissance de la réponse à la question 232 pour connaître le détail de notre estimation du coût de ce projet.

A ce stade des études, c’est-à-dire au début du projet, de nombreuses solutions techniques restent ouvertes. Nous avons donc croisé des estimations à partir de ratios de coût d’opération, des retours d’expérience d’autres maître d’ouvrage, ainsi que des analyses plus ponctuelles sur des sujets plus particuliers.

Les études à venir consisteront à dimensionner les ouvrages, leurs fondations, à mieux connaitre l’environnement du projet (sols, réseaux, …) et ainsi aller jusqu’à préciser les quantités et les estimations de prix unitaires à l’issue des 3 années d’études à venir, au moment des appels d’offre.

Le niveau de chiffrage analytique que vous souhaiteriez obtenir sera défini lorsque ces étapes ultérieures des études auront eu lieu sachant qu’une démarche de conception à coût objectif est mise en place sur cette opération. Il s’agit donc en permanence et à chaque étape d’identifier les optimisations possibles, de s’informer sur le contexte économique et concurrentiel existant,  de réajuster la conception afin de réaliser ce projet au meilleur coût et selon les capacités financières du maître d’ouvrage.