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Question n°21

La place du train

Ajouté par BigBen31 (Toulouse), le
[Origine : Site internet]

La partie Sud-Est de la ligne 3 suit, à peu de choses près, la voie ferré et relie ensemble 4 gares sur une même voie.

Ne pourrions-nous pas envisager une portion de desserte plus cadencée par la SNCF entre La Vache et Labège ?

Date de la réponse:
Réponse de La maîtrise d’ouvrage, le
Réponse:

Bonjour,

L’investissement dans le ferroviaire représente des investissements très importants, et tout particulièrement pour la région qui a investi  près de 2 milliards d’Euros dans les transports ferroviaires depuis leur régionalisation. Depuis 2002, la Région a financé 153 nouvelles rames, aménagé 65 pôles d’échange, rénové plus de 130 gares régionales et renouvelé près de 600 km de lignes ferroviaires régionales.

Ainsi, 820 M€ ont ainsi été investis par la région et ses partenaires sur la période 2007/2014 sur Midi-Pyrénées (dont 400 M€ Région) dans le cadre du Plan Rail. Il a permis de remettre en état les voies et les ouvrages sur plus de 500 km du réseau ferroviaire existant, sauvegardant la pérennité menacée du réseau sur Midi-Pyrénées.

Aussi, sur la période 2007-2020, l’étoile ferroviaire toulousaine fait l’objet d’investissements très importants, et concentre une bonne part des crédits octroyés par la Région et ses partenaires sur le territoire de Midi-Pyrénées. Ils concernent  sa remise en état, l’intermodalité, la mise en accessibilité et également, pour certains axes, l’augmentation de sa capacité. En complément, la Région a investi dans le renouvellement des trains, à la fois pour le moderniser et augmenter la capacité de transport.
Depuis plus de vingt ans, et  en particulier dans le cadre du Plan de Déplacements Urbains, des avis sont formalisés par le public et différents acteurs publics ou privés en faveur d’un développement d’un réseau RER (avec des dessertes à fréquence élevée, des gares ou plutôt des stations nouvelles, l’application de la tarification des transports urbains).


Cette idée doit faire face aux investissements déjà réalisés par la Région mais également aux limites du contexte local, qui consistent en :
- D’une part, la création de telles dessertes qui nécessitent des infrastructures ferroviaires de forte capacité. Or, l’étoile ferroviaire toulousaine est aussi un nœud qui reçoit des trains de toute nature, y compris le Fret et les lignes nationales et internationales (avec notamment l'arrivée de la LGV prochainement - voir pages 7 et 43 du Dossier du maître d'ouvrage). A titre d’exemple, les trains de l’ouest, du sud-ouest et du sud-est de Toulouse passent tous par la trémie ferroviaire arrivant à l’est du canal du Midi dans la gare Matabiau.
- D'autre part, l’effort pour la remise en état des infrastructures qui demeure un enjeu majeur dans un contexte où les infrastructures et les gares ont souffert pendant des décennies du vieillissement et de l’obsolescence du réseau ferroviaire national : la Région et ses partenaires se sont donc attachés d’abord à pérenniser et à moderniser le réseau, et, du point de vue des dessertes,  à assurer l’équilibre entre les différents type de desserte correspondant à un équilibre entre les différents territoires, les ressources techniques (les « sillons ferroviaires ») et financières étant limitées.


Enfin, cela n'apporterait pas le même niveau de services et en particulier, en ce qui concerne la desserte des zones d'emploi, l'un des objectifs du projet Toulouse Aerospace Express.