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Le forum de discussion

Du 19 mars au 30 juin 2018, ce forum permet à chacun de donner son avis sur la PPE ou sur le débat public lui-même. Tous les avis sont rendus publics et ouverts aux commentaires. Ils seront pris en compte par la commission lors de la rédaction du compte rendu du débat.

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Avis n°150
Ajouté par Denis ANONYMISé (Gilly sur Isère), le 01/04/2018

Chargé d'études dans le domaine des systèmes électriques, je pose 2 questions :

1) Sur le plan de la validité juridique :
La loi fixant la PPE est-elle vraiment une loi au sens du droit positif ? Normalement une loi soit accorde des droits, soit définit des obligations. Dans le premier cas il faut remplir certaines conditions (prévues par cette loi) pour bénéficier des droits qu'elle accorde ; dans le deuxième cas la loi prévoit des sanctions si les obligations qu'elle fixe ne sont pas respectées par ceux qui y sont assujettis. Or cette loi ne semble pas conférer de droits précis (aucun lobby n'a l'assurance que X MW de parc éolien ou de panneaux PV lui seront accordés automatiquement) et quant aux obligations elles semblent limitées à deux cas :
a) la responsabilité de l'Etat français devant les instances européennes si les objectifs des directives environnementales ne sont pas atteints ;
b) l'abandon du dépôt de garantie (au montant plutôt symbolique) par les candidats retenus dans les appels d'offre de la CRE et qui ne réalisent pas les projets pour lesquels ils ont été désignés.

2) Sur le plan technique, il y a une contradiction fondamentale à vouloir simultanément :
a) Diminuer la part de la production nucléaire à 50 % à l'horizon 2023
b) diminuer les émissions de CO2 en restreignant l'appel à la production Thermique (centrales ou cycles combinés)
c) Augmenter les parts de production des moyens aléatoires et intermittents à plus de 30 % (éolien et PV)
d) Faire stagner la production hydraulique
e) Assurer le fonctionnement du système électrique sans plus de perturbations (sinon moins) qu'aujourd'hui alors qu'il est déjà difficile de tenir le réseau avec les moyens actuels qui sont pourtant prévisibles et dispatchables.

On peut ajouter, sur le plan technique, que l'absence d'inertie des éoliennes et des panneaux PV accroit fortement les risques d'instabilité de fréquence et donc les black-out généralisés. Il est d'ailleurs patent que les projets de PPE évoquent vaguement le problème mais sans analyse technique rigoureuse.

On peut reconnaître au gouvernement actuel une prise de conscience des risques que l'amateurisme écologique peut engendrer pour la pérennité des systèmes électriques. Notamment l'abandon de l'objectif "faire baisser le nucléaire en dessous de 50 % en 2023" et la demande de mise en oeuvre de moyens de stockage (réserve instantanée de puissance et non réserve d'énergie) centralisés par RTE pour remédier, autant que faire se peut, aux instabilités des énergies renouvelables.

Un dernier point : La CSPE payée par les usagers coûte 8 Mds €/an pour subventionner des énergies renouvelables quii représente 7% de la production totale. Si ce seuil monte à 25 %, même en tenant compte de la baisse des prix des appels d'offre de la CRE on serait aux environ de 20 Mds €/ an en 2025. Pour mémoire Flamanville qui fonctionnera 40 ans coûte 10 Mds €. Il faut noter que la PPE ne fait aucune projection de la CSPE.

Avis n°219
Ajouté par Jérôme ANONYMISé (Tresserre), le 13/04/2018

Vous êtes encore dans les fausses bonnes idées, sous l'emprise des lobbies des pseudo-énergies "peintes" en vert. Les solutions existent : maisons à énergie positive, maisons passives, tuiles solaires, hydrogène... elles sont là ; autoconsommation, autosuffisance... Arrêter cette culture du "réseau de transport d'énergie" et arrêter de couler du béton. Ces solutions rapportent moins d'argent à des groupes industriels que ces saloperies d'éoliennes et autres pièges verts... donc moins mises en avant ! Si chaque personne déjà se responsabilisait dans sa consommation, ce serait pas mal. Rénovation énergétique de tous les bâtiments publics et aides "boostées" pour les particuliers en isolation thermique et rénovation lourde... plus de passoires énergétiques ! Mais le plus gros problème est ailleurs : USA, Chine et Inde sont les champions de la pollution et au niveau planétaire c'est très grave. On se chamaille pour des éoliennes qui ne produisent que 20% du temps et qui nous coûtent très cher, et on ne regarde pas au niveau international pour faire baisser les émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial. On fait encore et encore du business et on ignore les "bonnes mesures". La France est un des pays industrialisés qui polluent le moins. L'Allemagne, avec toutes ces éoliennes, est dans ceux qui polluent le plus, il faut ouvrir les yeux. Que font nos dirigeants ?

Avis n°232
Ajouté par Thierry ANONYMISé (Sèvres), le 13/04/2018

Un plan à long terme pour sauver notre espèce et la vie sur terre, la vision de la France.

Le risque du réchauffement climatique d'origine anthropique
Quel est le risque le plus important auquel l'espèce humaine doit faire face ? D'après le dernier rapport du GIEC, c'est bien le réchauffement climatique d'origine anthropique : il va affecter toute la planète, entrainer des dizaines de milliers de morts, peut-être des millions, des milliards d'humains déplacés, des milliers de milliards de d'euros de pertes. (cf. Rapport du GIEC)

Si de plus, la température s'élève au-dessus de la température de fonte du pergélisol, le dégagement de CO2 et de méthane en sera multiplié. Nous aurons un effet de boucle de contre-réaction positif avec un emballement de la température. Dans cette situation, ce n'est plus l'espèce humaine qui est menacée, mais bien toute vie sur terre. (cf https://fr.wikipedia.org/wiki/Perg%C3%A9lisol).

Comparaison avec les 3 accidents nucléaires graves civils
La comparaison avec les 3 accidents nucléaires graves que nous avons connus se passe de commentaires : A Three Mile Island, il y a eu zéro mort et une faible contamination en dehors du site, n'entrainant aucun effet mesurable sur la santé (sauf un article, mais qui n'est pas scientifique "non-peer-reviewed").
(cf. https://en.wikipedia.org/wiki/Three_Mile_Island_accident)

A Tchernobyl (cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Catastrophe_nucléaire_de_Tchernobyl), où les autorités soviétiques ont débranché sciemment toutes les sécurités, le bilan s'élève à 4000 morts supplémentaires parmi les "liquidateurs" et à 4000 cancers de la thyroïde en plus chez les enfants. Ce sont des chiffres importants, choquants certes, mais l'équivalent de nos accidents de voiture chaque année en France, et sans comparaison avec le réchauffement climatique.

A Fukushima (cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Accident_nucléaire_de_Fukushima) , le tsunami a causé plus de 20 000 victimes. 48 heures après, faute de refroidissement endommagé par le tsunami (et des diesels placés sous l'eau). Les décès dus à la contamination ne sont pas avérés. Les décès dus au stress liés au déplacement sont évalués à 1500, doit 1/10ieme du tsunami, et la moitié des décès par automobile par an en France.

Tous les accidents nucléaires à ce jour ont causé autant de morts, environ, qu'une année d'accidents de voiture en France. C'est très triste pour les personnes concernées. Cependant, c'est le même ordre de grandeur. C'est donc infiniment moins que ce va provoquer le réchauffement climatique s'il n'est pas contrôlé. En termes d'analyse du risque, il n'y a pas de comparaison possible, il faut se concentrer sur le réchauffement climatique et utiliser à fond le nucléaire qui est beaucoup moins dangereux que l'industrie automobile en France, ou que l'énergie en Allemagne (cf. plus bas).

La Transition Énergétique en Allemagne, comme "meilleur élève"
L'Allemagne est souvent présentée comme le meilleur élève en termes de transition énergétique avec l'arrêt du nucléaire local et la mise en place d'énergies renouvelables. La dépense Allemande au cours des dix dernières années a été d'environ 400 milliards d'euros, sur le renouvelable, sans compter les coûts d'arrêt de centrales nucléaires fonctionnant bien... (cf. https://www.contrepoints.org/2017/12/16/...)

Cette somme est l'équivalent de ce que la France a dépensé pour mettre en place son système de production d'électricité d'origine nucléaire.

Quelle est l'efficacité de la politique Allemande? Selon toutes les sources, mais prenons Jancovici qui explique bien le problème (cf. https://jancovici.com/transition-energetique/choix-...), l'efficacité est nulle et même pire que nulle puisque la production de CO2 par habitant augmente maintenant et dépasse les 10 tonnes de CO2 par tête.

Par ailleurs, l'Allemagne n'est plus autonome dans ce domaine, car pour vendre des voitures en Chine, elle a accepté de perdre son industrie éolienne et son industrie solaire photovoltaïque...

La situation française
En France, grâce à nos petites voitures, la faible utilisation du charbon, notre électricité décarbonée, nous produisons moins de 5 tonnes de CO2 par habitant, et cela baisse (par nos investissements en isolation, économies d'énergies, etc.)
Cf. Jancovici, ou ailleurs. Les chiffres issus de la Commission Européennes sont les mêmes : http://edgar.jrc.ec.europa.eu/overview.php?v=CO2ts1990-2015

4.92 tonnes par habitant, c'est encore trop, d'un facteur 2 à 3, nous devons encore faire des efforts. Pour les allemands, c'est un facteur 6 à 8 qu'ils devraient faire. Que demande la commission européenne #Europe : 30% à 40% de réduction pour chaque pays. L'objectif est insuffisant, et l'Allemagne, par la voix de sa chancelière, a déjà indiqué que l'objectif ne serait pas atteint. C'est par ailleurs injuste car même si l'Allemagne atteignait son objectif, elle continuerait à produire plus de CO2 par habitant que nous n'en produisons aujourd'hui.

Entre 1990 et 2015, l'Allemagne a produit 6 gigatonnes de CO2 de plus que nous. Même avec la réduction démographique Allemande, l'Allemagne va continuer à produire entre 350 et 240 (en fin de siècle) mégatonnes de CO2 de plus que nous, chaque année...

Que faudrait-il faire ? Notre vision du futur :

Il faut prioriser : le premier objectif est de dé-carboner notre économie et de rester à une température en dessous de celle de la fonte du pergélisol. Les résultats de toutes autres actions, dont l'arrêt du nucléaire, seraient annulées par un réchauffement climatique qui s'emballerait.

Par conséquent, il faut faire le contraire de ce qui est souvent dit et écrit : amplifier notre utilisation du nucléaire, passer à une civilisation électrique et hydrogène et mener également d'autres actions :

- dans le court terme, industrialiser la production des EPR's, la simplifier, afin que ce ne soient plus des prototypes mais une filière produite en série (comme dans les années 70 avec les premières tranches nucléaires françaises), afin de disposer rapidement d'une énergie décarbonée et alimenter l'Allemagne (il en faudra peut-être 10 rien que pour elle!)

- dans le court terme, produire plusieurs surgénérateurs Superphénix (qui a été arrêté alors qu'il était enfin au point). Ces surgénérateurs auraient 2 fonctions :
- transformer les 97 % d'uranium non fissile que nous stockons en uranium fissile et multiplier par un facteur de 30 notre stock d'énergie,
- brûler les actinides à longue durée de vie (les déchets radioactifs ultimes les plus dangereux), afin de ne pas les laisser à nos descendants, et à ne pas avoir à les enterrer, nous résolvons en même temps le besoin en matières fissiles et la gestion des déchets ultimes les plus dangereux.

- dans le moyen terme, développer un ou deux modèles de réacteur nucléaire au thorium, (cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Réacteur_nucléaire_à_sels_fondus) intrinsèquement sûr, et non militarisable, d'une puissance comprise entre 150 MWe et 500 MWe. Une production en série permettrait d'abaisser les coûts bien en-dessous de ce que le renouvelable ne pourra jamais faire et permet de disposer de l'énergie au plus proche des lieux de consommation.
Le thorium est présent en beaucoup plus grosses quantités que l'uranium dans la croûte terrestre, et il est bien mieux réparti, ce qui limite les risques de guerre ou d'exploitation de type colonialiste de cette ressource.

- dans le long terme, la fusion nucléaire (lointain descendant d'ITER, https://fr.wikipedia.org/wiki/ITER) nous apportera l'énergie nécessaire, mais ce ne sera pas exempt de déchets radioactifs, il nous faudra des « brûleurs » pour éliminer les plus dangereux.

- développer la production manufacturière par impression 3D : ceci va révolutionner l'industrie et le commerce mondiaux en relocalisant la production, faciliter la maintenance et la durabilité des équipements,

- s'attaquer férocement à l'obsolescence programmée : les produits modernes doivent être faciles à entretenir, à réparer, et leur logiciel doit être libre, facilement modifiable (ou au moins les interfaces),
Ceci va fortement réduire l'empreinte CO2 de l'industrie,

- développer l'hydrogène comme moyen de stockage et de transport de l'énergie. Cet hydrogène peut être produit par l'hydrolyse de l'eau avec l'électricité (nucléaire). La terre ne dispose pas des matières premières pour faire suffisamment de batteries pour stocker l'électricité, mais en convertissant l'électricité en hydrogène, nous pouvons en stocker autant que nécessaire.

- développer des voitures, des camions ET des tracteurs fonctionnant à l'hydrogène comme carburant. Ceci élimine le transport comme source de CO2, ainsi que l'agriculture.

- développer l'isolation des maisons, des immeubles, des entrepôts et des usines, partout où c'est rentable. La meilleure énergie est celle qu'on ne consomme pas. Cependant, il y a un effet de substitution qui fait que cette source d'économies de CO2 ne produit pas autant qu'attendu.

- contrôler notre démographie par le planning familial, l'élévation du niveau de vie des pays en voie de développement, le transfert de ressources plus importantes vers ces pays, le transfert de technologies (comme l'impression 3D), etc.

L'ensemble de ces actions devrait pouvoir nous mener à cette réduction d'un facteur 2 à 3 nécessaire pour la France. Les Allemands auront un effort beaucoup plus important à faire puisqu'il faudra qu'ils se ré-nucléarisent et se dé-charbonnent, avec notre soutien en attendant.

La conquête de l'espace proche
Toutefois, tout ceci est encore insuffisant, car nous raisonnons encore uniquement en terriens. Si on ne considère que la terre, c'est un système thermodynamique fermé, et l'entropie ne peut que croître. En d'autres termes, quel que soit le niveau de recyclage auquel nous arrivons, nous sommes condamnés à brève échéance, quelques générations tout au plus.

C'est ce à quoi pensait le regretté Stephen Hawking (cf. https://en.wikipedia.org/wiki/Stephen...) : nous devons coloniser l'espace et à terme coloniser d'autres planètes.

Avis n°217
Ajouté par Nicolas ANONYMISé (Opoul-Périllos), le 13/04/2018

Au niveau européen, la régulation de la production d’électricité se fait par la production des centrales au charbon (ou au fioul, au gaz, au lignite... enfin les énergies fossiles) qui sont les premières réduites ou arrêtées quand l’offre dépasse la demande et les dernières augmentées ou mises en marche quand la demande dépasse l’offre. Donc tout kW.h produit par une éolienne ou un panneau solaire, y compris en France, remplace un kW.h produit par une centrale au charbon et empêche les émissions de CO2 correspondantes. Par conséquent, développons massivement le solaire et l’éolien jusqu’à ce qu’on arrive à arrêter, au niveau européen, toutes les centrales au charbon, d’abord 1 jour/an, puis 10 jours par an, 100 jours par an, enfin 350 jours par an. On ne se servira des centrales au charbon que pendant les éventuels 15 jours d’anticyclone froid qui terrorisent tellement les thuriféraires du nucléaire. D’ici-là on aura développé d’autres solutions bien plus intelligentes : développement du stockage par hydrogène, stockage sur batteries de voitures, cogénération ou pile à hydrogène en remplacement des chaudières, biogaz… D’autre part, l’interconnexion avec d’autres pays européens, notamment la Norvège et la Suisse qui possèdent de grands barrages, nous permettra de gérer l’intermittence des ENR.

Avis n°213
Ajouté par La commission particulière du débat ANONYMISé (Paris), le 12/04/2018

Voici l'enregistrement vidéo de l'atelier d'information "Europe et international" : deux heures d'échanges sur la dimension européenne de la politique de l'énergie, avec Claude Turmes (député européen), Jean-François Gahungu (Centre de coordination technique Coreso), Neil Makarof (Réseau Action Climat) et Mickael Mastier (Commission de régulation de l'énergie).

 

 

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Avis n°216
Ajouté par ERIC ANONYMISé (GRAVELINES), le 12/04/2018

Je suis citoyen consommateur d'énergie avant tout et je m'interroge sur l'impact de l'humain sur la planète en me disant : tu as une responsabilité de ce qui se passe, à ton niveau. Mais voilà, en contrepartie, je vois des gouvernements dits "responsables" remettre en cause le réchauffement planétaire, je vois des avantages financiers s’arrêter au 1er janvier 2018, je vois des représentants de la nation ne pas être exemplaires, je vois circuler des produits sur les étales avec une empreinte carbone explosée et j'écoute les débats publics (sur Gravelines par exemple) qui abordent des sujets qui me touchent (l'emploi, la préservation de la nature...) mais sur lesquels je n'ai aucun impact (ou si peu). Je veux être acteur, alors donnez moi envie d'installer des panneaux solaires sur mon toit, donnez moi envie d'acheter un véhicule propre, donnez moi envie de changer ma façon de consommer (moins avant mieux), changez moi, changez nous par des décisions politiques concrètes et efficaces.

Avis n°215
Ajouté par Jean-Pierre ANONYMISé (Orsay), le 12/04/2018

Je crois que la plupart sont d'accord pour sortir le plus vite possible des énergies carbonées. Je pense que pour remplacer le trio infernal charbon/pétrole/gaz, les énergies renouvelables et l'énergie nucléaire ont chacune leur place, en rapport avec leurs caractéristiques, pour la production d'électricité. Les EnR, en cours d'évaluation, ont l'attrait évident d'une ressource gratuite et infinie mais qui a le défaut d'être dispersée et intermittente. On a besoin d'un complément sous forme d'une production d'électricité permanente et capable de satisfaire des usages concentrés (urbanisation, transport, industrie) : c'est exactement ce que fournit le nucléaire. On lui reproche son coût : c'est vrai que l'investissement est lourd mais la durée de vie est telle que le coût des kwh produits est très faible. On lui reproche le risque, mais depuis 40 ans les centrales bien construites et bien exploitées fonctionnent sans faire de victimes, ce qui n'est le cas d'aucune industrie (Tchernobyl, témoignage de l'incurie soviétique, n'est pas opposable, pas plus que Fukushima où les graves négligences industrielles n'ont rien à voir avec les 20000 victimes par noyades). Personne ne demande l'abandon de l'automobile malgré les milliers de morts annuels ! On lui reproche aussi ses déchets : c'est pourtant la seule industrie qui a des déchets dont la nocivité décroit avec le temps, qui en a considérablement réduit le volume et qui les enferme dans un conditionnement exemplaire. Faisons donc une évaluation équitable des industries en présence !

Avis n°211
Ajouté par Emmanuel ANONYMISé (Saint Sébastien Sur Loire), le 12/04/2018

Cela fait bientôt 6 ans que l'OMS nous dit que le diesel est cancérogène certain et rien ne bouge.
Pourtant, entre-temps, il y a eu le diesel-gate prouvant que les constructeurs automobiles trichent sur les émissions toxiques des moteurs thermiques (y-compris essence avec les particules fines des moteurs à injection directe https://science-environnement.com/pollutions-environnementales/particule...). Pourtant l'Etat ne fait rien pour lutter contre la pollution de l'air en ville et pour lutter contre les triches de nos champions nationaux (http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/08/23/pollution-automobile-l...).
Qu'est-ce qu'on attend pour sauver des vies en prenant les mesures qui s'imposent ? Ne rien faire est criminel, laisser faire est une complicité de crimes : crime contre la santé publique, crime contre l'humanité, crime environnemental (https://fr.wikipedia.org/wiki/Crime_environnemental).
Les problèmes posés par une telle négligence de la part de l'Etat (http://www.liberation.fr/planete/2017/06/21/pollution-de-l-air-l-etat-pl...) ont de nombreuses répercussions négatives (cercle vicieux) sur nos mentalités. On devient résignés en nous faisant accepter l'inacceptable (il faut bien mourir de quelque chose, et de toutes façons, nous n'avons pas le choix, il n'y a pas d'autre solution) or, notre devoir de citoyen est de nous indigner (https://fr.wikipedia.org/wiki/Indignez-vous_!) afin de défendre notre droit à un air sain, à une alimentation saine et à une eau saine.
Par exemple, les prix des énergies (et les soit-disant experts ne jurent que par eux) n'intègrent pas les externalités négatives (pour suivre la soit-disant "logique" de la loi du marché donc de l'offre et de la demande - comme si ce marché était "intelligent" - alors qu'il est incapable de faire la distinction entre le sale et le propre en prenant en compte l'empoisonnement potentiel des populations car c'est beaucoup trop "compliqué" pour lui).
Par conséquent, tous les chiffres donnés (et plus particulièrement les prix) ne veulent rien dire, sont biaisés, irresponsables et faussent le jeu plutôt que de l'éclaircir. Cette incomplétude (délibérément ?) mensongère (refus de s'occuper dès aujourd'hui des externalités négatives de demain) conduit à des résultats de modèles RTE et à des conclusions insignifiantes et insensées risquant de nous faire prendre des mauvaises décisions en utilisant des fausse bonnes solutions (présentées comme telles), donc, au final, des mauvaises solutions au détriment des bonnes (ou fausses mauvaises solutions car présentées comme telles).
Il faut sortir du mensonge et de la politique de l'autruche et se retrousser les manches pour sauver le plus grand nombre de vies possible. C'est cela l'essentiel : la vie vaut plus que l'argent et que le profit.

Avis n°208
Ajouté par Maurice ANONYMISé (IVRY SUR SEINE), le 12/04/2018

Les réponses sont cadrées par les questions et ne permettent pas de donner une réelle opinion, seulement de cautionner ou pas des partis pris restreints sur des alternatives réduites posées comme incontournables par "le cercle d'intérêt" (pour ne pas dire les lobbies). Cela ressemble à un sondage d'opinion (évidemment orienté) ou à un référendum-plébiscite. Simple exemple parmi une foule d'autres : est-ce que le "must" est la voiture électrique ? (avec quelles piles ? où les prend-t-on ?). Les données techniques, économiques, sociales, environnementales émanant d'experts indépendants et discutées ou discutables, soumises à controverse, avec leurs avantages et inconvénients ne sont pas à la portée de ceux (de base) à qui on demande présentement un avis. Ceux-ci en sont donc réduits à des avis intuitifs certes fondés sur des informations réelles mais plus ou moins bonnes et largement influencées par des opinions pré-construites (des partis-pris, donc). Encore donc de la consultation "bilboc" pour un dossier qui mériterait beaucoup de documentation sincère préalable. Cette observation rejoint le point 1 de ce commentaire. Autant dire que cette consultation présente beaucoup de "faux-nez", une fois de plus. Sortons de la pensée unique !

Avis n°152
Ajouté par La commission particulière du débat ANONYMISé (Paris), le 03/04/2018

Lundi 26 mars s'est tenu le premier atelier d'information consacré au rapport de l'opinion à l'energie. Chaque intervenant a pu présenter un aspect du sujet : le rapport de l'opinion au changement climatique, aux économie d'énergie, aux ENR, au nucléaire, aux risques d'une façon plus générale. Puis un échange s'est engagé dont il ressort assez unanimement que toute vision qui réduirait les politiques publiques à des mesures nécessitant une simple information du public pour l'inciter au changement raterait sa cible. En réalité la formation de l'opinion sur ces sujets obéit à des processus multicritères qui mêlent valeurs, vision civique, rationalité économique, évaluation des bénéfices et des risques, considérations locales. L'attention a été attirée notamment sur le risque de décrochage de catégories de la population pouvant ressentir négativement les consequences de la transition en terme de fiscalité, de hausse des prix ou de pouvoir d'achat.

Convaincre, c'est donc accompagner l'opinion, ouvrir des espaces d'action pour chacun, négocier équitablement l'implication de toutes les catégories de la population. Les stratégies énergétiques sont donc inséparables de politiques plus globales tendant à renforcer la cohésion sociale et l'équité territoriale.

 

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